Bilan : Ces billets qui n’ont pas vu le jour

La fin de l’année approchant, il est temps de faire un petit bilan de la situation du blog durant cette année 2011. Avec environ 20.000 visites (soit 5000 de plus que l’an dernier), le blog évolue tranquillement à son rythme, ce qui n’est pas un mal. Il franchira d’ailleurs bientôt la frontière des 40.000 visiteurs uniques, un chiffre que je trouve à la fois hallucinant car je ne m’attendais absolument pas à ça quand je me suis lancé, mais aussi plutôt ridicule quand je me rends compte que c’est la moyenne de vue d’un seul billet de danny choo, m’enfin. Au lieu de faire un billet dans le genre « meilleurs animes année 2011 » que d’autres feront bien mieux que moi, je vais plutôt faire un regroupement de tous les billets avortés qui auraient dû voir le jour sur le blog durant cette année, mais qui pour des raisons assez différentes n’ont jamais été terminés. Let’s go.

Kazemakase Tsukikage Ran

Très bonne série que j’ai vu en ce début d’année et qui a pourtant plus de dix ans maintenant. KTR m’a donné une impression vraiment étrange quand je l’ai vu, l’animé en lui-même n’a rien d’innovant et alors même que dans la globalité il reste très semblable à ceux de samouraï de la dernière décennie, il n’en reste pas moins génial. Akitaro Daichi, le réalisateur, a réussi ici à incorporer ce qu’il y a de mieux dans une œuvre du genre et le combiner ensemble dans une série de 13 épisodes. Elle convient ainsi parfaitement à cette catégorie d’animés non révolutionnaires mais pourtant fortement bien réalisés. De plus l’animation est franchement bien foutue, surtout celle des combats qui n’a absolument rien à envier aux productions contemporaines (une AMV au passage pour s’en rendre compte, par contre attention : nombreux spoils et musique plus que discutable). L’ambiance de la série s’impose encore mieux avec une bande son de qualité qui lui correspond assez bien. Je ne connaissais même pas son nom avant que l’on me la conseille et je ne regrette pas un seul instant d’avoir tenté le coup.

Omatsuri Danshaku to Himitsu no Chima : One piece x Mamoru Hosoda

Ça a failli être mon premier billet sakuga mais je me suis dit que j’allais encore écrire sur un sujet que je ne maîtrise pas, néanmoins une chose est sûre : ce film regorge de talents. Il est question ici du sixième film de la maxi franchise One Piece, mastodonte de l’animation japonaise qui écrase de manière assez incroyable ses concurrents. Bien que le fait d’importer l’univers du jeun’s au chapeau de paille lui confère déjà une certaine notoriété (ce qui ne veut pas dire pour autant qu’il a de la valeur), ce long-métrage possède surtout des qualités qui lui sont parfaitement propre. Il n’y a généralement qu’un seul véritable intérêt à regarder des films sur une franchises nekketsu que l’on ne suit pas de base : C’est pour son animation qui envoie du pattée. En premier lieu ce film remplit entièrement cette condition avec un cast impressionnant d’animateurs de talent : Sushio, Norio Matsumoto, Tatsuzou Nishida, Hisashi Mori et avec une réalisation signé Mamoru Hososa. Mais ce qui rend le film vraiment bien foutu, c’est qu’il ne se contente pas d’exploiter bêtement l’univers de One Piece ou alors le travail réalisé dans la série TV, ainsi le chara design est entièrement repensé, les différents personnages créés à l’occasion du film ont du charisme, l’intrigue est vraiment pas trop mal. Le rythme est génial, on ne s’ennuie pas durant l’ensemble du film et surtout, on a pas besoin d’être vraiment familier à l’équipe du pirate pour pouvoir le regarder. Bref, c’est le film à voir si l’on veut regarder de la bonne animation couplée à un scénario bien pensé.

Takeshi Koike: Trava fist Planet & Dead Leaves

J’avais prévu de faire ce billet avant la sortie de Redline (dont il a assuré la réalisation) mais je n’ai jamais eu la force de dépasser les dix premières lignes. La raison première a été que je n’ai pas vraiment accroché à Trava, 4OAV réalisés avec Katsuhito Ishii devant être à la base une série. Le succès n’a pas été celui escompté, l’univers de Takeshi Koike n’était pas encore assez mûr et puis je pense qu’ils n’avaient tout simplement pas beaucoup de moyen. Pourtant ces OVA ont sûrement été le point de départ du futur Redline, ce qui leurs donnent tout de même une certaine importance. Seulement on s’ennuie large pendant une belle partie des 4 épisodes, les personnages ne sont pas assez exploités non plus, le rythme est au final assez lent. A contrario Dead Leaves possède un autre choix graphique (bien que les couleurs semblent sensiblement les même), mais aussi avec une trame quant à elle complètement déjantée. Visuellement cet OVA de 55 minutes est assez unique, mais aussi dans son scénario qui ouvre le passage à n’importe quel délire du réalisateur, je me demande d’ailleurs si le style parfois abordé dans Panty & Stocking ne s’en est pas librement inspiré. Contrairement à Trava, cet OVA est largement plus abouti bien qu’ici aussi je n’ai pas l’impression qu’ils avaient beaucoup plus de moyen (ils faisaient un peu pitié à la projection spéciale des OVAs en salle, en se trimbalant avec des vieilles maquettes en carton de leurs personnages). La chose vraiment intéressante ici, c’est qu’on approche un univers complètement loufoque qui laisse libre passage à toute la créativité et l’imagination possible. Koike n’est pas le réalisateur de l’OVA et est annoté uniquement comme animateur, mais nulle doute qu’il a fortement influencé l’évolution de ce métrage, surtout qu’il présentait le film aux cotés de Hiroyuki Imaishi lors de la projection.

Lupin III : Le pack des 5 films

L’idée de base a été de vouloir faire un billet qui regroupe mon avis sur l’ensemble des 5 films proposés dans le pack de manga distribution, c’était une idée vraiment stupide car il y avait beaucoup trop de chose à dire  en l’espace d’un seul billet. Grossièrement il en ressort d’un point de vue personnel cette conclusion : 2 films géniaux, 2 sympathiques, 1 carrément mauvais. Commençons par les géniaux : Le secret de Mamo et Le complot du clan Fuma, deux films qui tirent largement leur épingle du jeu en renouvelant de manière intéressante l’univers de Lupin. Car c’est la grande force de la franchise du cambrioleur, elle a été utilisée de manière différentes à chaque fois, dans le bon et le mauvais sens, lui donnant une multitude de visages différents. On connaît souvent sa facette la plus connue, le film de Miyazaki, Le château de Cagliostro et pourtant ces deux films n’ont rien à lui envier. Le secret de Mamo possède beaucoup d’idées intéressantes, jusqu’à sa conclusion et nous offre des idées originales tout au long de l’intrigue. Visuellement ça ne plaira pas à tout le monde (quoique ce soit une caractéristique qui semble pour la plupart du temps récurrente à la franchise) mais sur le fond il reste très intriguant. Le complot du clan fuma est quant à lui superbement bien foutu au niveau de l’animation, on a ici Lupin dans toute sa forme et permettant de rendre les délires habituels à la saga Lupin (notamment la course en voiture) très accrocheurs. Le scénario ne reste pas en rade bien qu’il soit assez commun.

Le dictionnaire de Napoleon et  Opération Diamant restent plus classiques bien qu’ils soient eux aussi assez intéressants pour peu que l’on apprécie un minimum Lupin. Par contre L’or de Babylon reste pour moi un désastre, j’hésite à en parler car il reste le 1er film que j’ai acheté et où je n’ai pas réussi à continuer jusqu’au bout. Le début m’a semblé interminable, le chara design est dirons-nous, particulier, les gags qui s’enchaînent ne sont tout simplement pas drôle. Je me souviens qu’avant de voir le film, j’ai lu sur un site une personne qui se demandait ce qu’avait fumer le réalisateur, je me pose aussi la question tellement ça ne pouvait que sentir le crash. Il semble cependant que certaines personnes aiment bien le film, personnellement j’hésite fortement à retenter l’expérience, mais rien que le souvenir de la dernière scène que j’ai pu voir, où une mamie tente de violer Lupin, m’en dissuade. Mais mise à part ce point, les 5 films sont à acquérir (dans le sens où ils forment un pack) et c’est une acquisition intéressante pour se plonger dans l’univers de Lupin, représentant de manière très intéressante les différentes possibilités qu’offre son univers.

Pour plus d’infos, allez sur ce blog.

Kare Kano

Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas fait de billet sur la série alors qu’elle a été celle qui m’a le plus chamboulé durant toute cette année. Revenir dessus maintenant me paraît tendu, je ne me souviens plus exactement de toutes les parties de la série, et bien que j’ai totalement accroché au point de la finir limite en mode boulimie, j’ai pense que je n’ai pas réussi à m’en faire une vision concrète. Pourtant c’était pas du tout donné d’avance, il a fallu que je motive à acheter le dvd à l’épita, plus dans l’idée que je me devais de le faire qu’autre chose. Et pourtant … rien que l’opening me motive à y retourner. Plus j’y repense, plus je me dis que si je n’ai pas écris de billet dessus c’est avant tout car je n’aurais jamais pu être objectif sur la série. C’est l’un des rares animés que j’ai complètement absorbé, pour lequel je me suis senti concerné, comme si l’existence des personnages me paraissait réel. C’est vraiment une série que j’aurais voulu voir lors de sa diffusion, j’adore le personnage de Yukino Miyazawa, j’ai vraiment aimé sa seiyu (Atsuko Enomoto), la relation entre les deux personnages est fichtrement bien foutue, les scènes d’introspection sont bien posées, les métaphores imagées sont bien vues, c’est un shojo qui avance comme je l’ai toujours rêvé. Bref, je ne sais pas vraiment si je dois le conseiller tant je sens que mon jugement est totalement subjectif.

Colorful

Un billet qui devait paraître à la sortie de l’édition japonaise en dvd du film, c’est-à-dire début de juin dernier. Pour la peine je me contente de copier coller un avis que j’ai eu sur un autre forum : Personnellement c’est une grosse surprise, qu’un studio sans aucune renommé arrive à pondre un film si jolie, c’est incroyable. Colorful est un film tout d’abord beau, mais vraiment beau, pour l’avoir vu en qualité blue-ray j’en ai sauvagement pris pour mes yeux. Par exemple les rendus sur les différentes peintures que l’on a l’occasion de voir durant le film sont exceptionnels. Concernant l’histoire, c’est une sorte de slice of life mais possédant une touche de réalisme indéniable. Les personnages sont humains, la série aborde des faits de société généralement très peu abordés dans l’animation, comme la prostitution des collégiennes dans une société de consommation. Il reste touchant sans pour autant chercher à prendre aux larmes, je pense que c’est d’ailleurs le but du film. Je vois déjà plusieurs personnes qui vont l’accuser d’être ennuyant, il est vrai qu’un tranche de vie de deux heures fatiguera le premier habitué à des animes plus dynamiques, pourtant c’est une belle expérience, un peu comme si on découvrait une nouvelle sorte de Makoto Shinkai. Pour moi c’est un film à savourer comme il se doit, de loin un film qui marquera les esprits de toutes et de tous, mais qui reste d’une qualité tout d’abord graphique, mais aussi dans son portrait très terre à terre. Bref, allez le voir au cinéma si vous en avez l’occasion.

Nausicaa

J’ai gardé celui-ci en dernier car je n’ai vraiment aucune excuse pour ne pas l’avoir terminé. Si l’an dernier, ce fut Akira qui a été mon « oldies » qui m’avait vraiment laissé la bouche ouverte, nulle doute que cette année Nausicaa a eu ce trophée (phénix l’an prochain ?). Nausicaa est un manga d’exception, qui navigue avec quelques autres mangas loin devant la masse de publications qui l’entourent. Je n’en dirais pas plus car j’ai toujours dans l’idée de finir le billet en relisant les tomes, mais je ne saurais trop conseiller l’achat de ce manga, de plus avec la dernière édition, c’est un achat plus que sûr et qui vaut largement le prix d’une ou deux autres séries dans votre bibliothèque.

Sur ce, je clos normalement l’année 2011 en ce qui concerne du moins les billets avortés. Le prochain post signera le 100ème billet sur le blog, peut-être l’occasion de parler blogosphère. On a plus qu’à espérer que l’année 2012 regorgera d’autant de bonnes surprises que cette année, voir plus, et puis soyons fou, une ou deux séries de Yuasa (qui semble faire une production avec Dai Sato, oué oué !). Mais on croise surtout les doigts pour la fin des éloges funèbres qui semblent en ce moment sans fin pour les dessinateurs et les animateurs de talent. Puis pour la route :

8 réponses à “Bilan : Ces billets qui n’ont pas vu le jour

  1. Le manga de karekano est bien meilleur, n’en déplaise à Gemini et Tetho qui veut pas l’essayer par peur de le trouver meilleur qu’une oeuvre d’Anno..
    C’est clairement mon shoujo préféré, pas seulement parce que Yukino est mon idéal féminin, i.e. une femme avec du caractère. C’est vraiment quelque chose différent, de ce que nous propose la production shoujo.
    La seconde partie, celle où on comprend pourquoi Arima est ainsi est vraiment exceptionnelle.

    Tsukikaze Ran a aussi été une enorme surprise pour moi.

  2. Oui, je te rassure : tu peux conseiller Kare Kano. Objectivement, c’est vraiment un des meilleurs shojo qui existe.
    Par contre, désolé Rukawa mais moi aussi je pense que le manga est franchement moyen par rapport à l’anime.

    Sinon Jevanni, l’augmentation de visites par rapport à l’année dernière correspond au nombre de visites totales sur mon blog pour l’année 2011. Et donc je te hais.

  3. L’anime de KareKano transpire un peu trop la touche Anno. Le manga est bien meilleur malgré quelques longueurs. Le groupe de rock avec d’anciens visualeux, tu peux pas test !

  4. Pour en revenir a kare Kano, le manga, les révélations décevantes sur le passe d’Arima et le développement de quelques persos inattendus (Le groupe Ying Yang sans blagues…) empiètent sur sa qualité et le plaisir de lecture.

  5. Idée à la con : Il faudrait une organiser une journée où on postera nos articles abandonnés. Je veux dire dans l’état où ils sont restés depuis des mois, années dans la liste des brouillons😛

  6. Pingback: Bilan 2011 de rattrapage des mangas lus mais pas chroniqués | Les chroniques d'un newbie

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