Fushigi no umi no Nadia : La série, les omakes & le film

Nadia et les secrets de l’eau bleu est l’une de ces séries très connues qui ont marqué les français dans les années 91 sur la Cinq et qui, même si elle sera rediffusée à plusieurs reprises sur d’autres chaînes comme Game One, est tombée légèrement dans l’oubli pour les nouveaux arrivant dans l’animation japonaise, ceci dû surtout en partie à une distribution inexistante de la série. C’est aussi l’occasion pour le public de découvrir le studio Gainax dans une production mais aussi Hideaki Anno (庵野 秀明) en tant que réalisateur, n’ayant produit à l’époque que les très bonnes OAV Gunbuster mais qui ne sortiront chez nous que en 2005 grâce à  l’éditeur Beez.

Avant de commencer l’article sur Nadia, parlons un peu de la naissance de ce studio pour ceux qui comme moi il y a peu n’y connaissaient pas grand chose dans la fondation de Gainax. C’est en été 81 lors de la convention Daicon à Osaka que le trio fondateur composé de Yamaga Hiroyuki ((山賀 博之), Akai Takami (赤井 孝美) et Hideaki Anno fait sa première vraie marque dans le monde de l’animation en proposant un court-métrage lors de cet évènement. Il en ressort le plutôt culte Daicon III, court-métrage d’environ 5 minutes réalisé en 2 mois par la petite équipe pour l’évènement mais ayant un succès plutôt important parmi les spectateurs de la convention. Alors que les trois animateurs réalisent notamment entre temps dans les deux années qui suivent, le montage de la société General Product (boite de garage kits), ils décident de mettre en route un second court-métrage pour le même évènement mais en 83, nommé Daicon IV. Pour divers raisons de droits d’auteur, ces deux court-métrages que l’on peut aisément se procurer sur internet n’ont pas été commercialisés mais ont fait le sujet d’une très faible production sous forme de laser disk en package avec un livre sur leur création dans l’année 88, autant dire qu’il s’agit d’un objet de collection qui a déjà avoisiné les 1500 dollars aux enchères. Ces deux productions abordent un fort dynamisme multipliant au passage le thème central du groupe qu’est la science fiction, en faisant énormément de coup d’œil à des œuvres cultes tels que les premiers Gundam ou des productions plus occidentales comme Star Wars

En 1984, Bandai leurs propose de réaliser un film nommé Les Ailes d’Honnéamise qui lancera par ailleurs la création du studio Gainax. Ce film possédant alors un budget important d’environ 300 millions de Yen et dirigé par Yamaga Hiroyuki sera un échec commercial et limitera énormément le studio après même son départ. Le studio se lance alors avec les 6 OAV de Gunbuster pour redresser la barre, dirigé par Hideaki Anno. Le résultat est là et le succès qui va avec, Gainax est de nouveau capable de produire une série TV. L’origine de Nadia est assez surprenante car le concept original vient en fait du maître Miyazaki, qui avait eu l’idée d’adapter le roman en le modifiant. Si ça n’a jamais été réalisé le groupe de production Toho garda l’idée et tenta de l’adapter en coopération avec Gainax. Cette série qui prenait une case horaire jeunesse de la NHK avait déjà un réalisateur choisi par la chaîne de télévision, mais il se retira et Hideaki Anno prit alors la direction. La série posséda quelques controverses comme presque toutes les séries Gainax, notamment avec le chara-design du capitaine Nemo qui devait avoir un look plus africain, mais qui a été volontairement beaucoup plus adouci par soucis d’animation. La série souffre aussi d’un creux  bien connu correspondant aux épisodes de l’île, cette phase correspondant au fait que la production dépassée alors Gainax, accumulant les retard. La production a été donné à Shinji Higuchi (樋口真嗣) et la série a souffert d’une mauvais animation (la réalisation des épisodes a été faite à l’étranger) ainsi que d’un storyboard souvent qualifié de bien moins bonne qualité. Pour les derniers épisodes, Hideaki Anno reprend les rênes et finit la série en beauté.

Fushigi no Umi no Nadia : La série

Juste avant de commencer la critique, je tiens juste à préciser que j’ai vu la série en version originale, je n’ai jamais vraiment vu la version censurée (à part des extraits), ni jamais vraiment entendu les doublages français.

Jean est un garçon totalement subjugué par la science, pour laquelle il donne toute son attention. Pourtant lors de l’exposition universelle de 1829 à Paris, il voit une jeune fille sur son vélo qui passe devant lui. Sans réfléchir Jean la suit et alors qu’il lui parle pour la première fois, elle se fait agresser par une sorte de groupe de bandits souhaitant s’emparer de la pierre de la jeune fille. Sans suit alors l’aventure de leur fuite, de la rencontre tout d’abord entre Jean et Nadia mais aussi avec bien d’autres personnages, et surtout l’entrée de ces deux personnages dans un monde et une histoire qu’ils n’imaginaient jamais à travers l’histoire de Nadia, jeune fille en réalité au passé très mystérieux.

En réalité il est plutôt dur de faire un bon synopsis de cette série car le début est assez trompeur sur ce que va advenir vraiment de la série, un virage s’opérant progressivement après quelques épisodes et marquant l’entrée de l’intrigue principale. Pour bien parler de cet animé, il semble nécessaire de parler de cette partie du développement de l’histoire, pourtant j’ai moi-même pris le choix de ne pas connaître  cette partie avant de la regarder et je n’ai absolument pas regretter. Je vais donc en parler dans ce billet mais si comme moi, vous ne vous êtes pas déjà fait complètement spoiler l’intrigue principale  avant d’avoir vu la série et que vous souhaitez découvrire petit à petit les fils de l’histoire, je vous invite au combien à le faire car c’est très finement réalisé dans cette série, et donc de passer votre chemin pour ce billet.

Deux choses marquent énormément dans cette série, tout d’abord son univers dans son sens large, c’est-à-dire le monde proposé ainsi que ses différents personnages. Mais aussi son ambiance bien plus sérieuse à certains moment que celle d’une série pour enfant ordinaire. Il m’est d’ailleurs arrivé plusieurs fois après avoir vu la série de me demander si l’on peut vraiment accorder le statut d’anime pour enfant à Nadia. Certe l’ensemble de la relation entre Nadia et Jean et les différentes phases d’humour correspondent assez à un anime de ce type, mais les autres phases beaucoup plus crues sont quant à elles totalement en dehors de ce registre. Si on la compare à une série pour enfants assez comparable sur la forme, Mujin Wakusei Survive, on remarque tout de suite la différence. Il ne s’agit pas forcément d’aborder des sujets dramatiques, comme le fait d’ailleurs MWS où l’héroïne va se retrouver un moment seule sur une île déserte et à moitié assoiffée, tombant d’ailleurs dans le coma à la fin, mais plutôt la manière crue que nous propose Gainax dans Nadia. Il ne s’agit pas d’un défaut mais ça mérite tout de même de se poser des questions sur dans quel terrain joue vraiment la série. L’épisode 15 est peut-être le plus marquant, notamment avec un passage qui est étrangement bien proposé en VF avec la mort de Fate alors que beaucoup d’autres scènes sont censurées. Ce moment est assez symbolique de mon sentiment car l’on ne voit en rien la mort de Fate (il est dans un espace fermé avec des vapeurs radioactives, dialoguant par interphone) mais pourtant on l’entend parfaitement hurler au désespoir à la fin. C’est une scène bien plus intense que la simple mort d’un personnage, car elle est montrée dans son pire aspect.

Comme dit, l’une des plus grandes qualités de Nadia est aussi de proposer un univers ouvert et librement inspiré du roman de Jules Verne, 20.000 lieux sous les mers mais en le modifiant à leur sauce pour en donner un univers tout aussi envoutant. Dans un contexte de début 19ème, la série entre dans une phase de science fiction totalement en décalage, mélangeant parfois de manière étonnante science et magie. Le Nautilus en est l’exemple le plus flagrant mais  bien d’autres exemples attirent l’attention ensuite, notamment les divers armes utilisées par Neo-Atlantis pour entrer ensuite totalement dans la science fiction à coups de vaisseaux spatiaux et de téléportations. C’est très sympathique car la série joue graduellement sur plusieurs niveaux, tout d’abord en nous proposant les inventions de Jean assez en avance dans son temps, puis tout l’univers mystérieux instauré par le voyage à travers le Nautilus, pour  arriver enfin à la partie avec le nouveau nautilus. J’ai tout particulièrement aimé la partie de découverte au sein de Nautilus avec notamment la découverte d’Atlantis dans l’épisode 16 ou celle de la base en Antartique trois épisodes plus tard. C’est assez fascinant car Gainax propose ainsi toutes les bases d’un monde tout en nous laissant imaginer toutes les possibilités dans notre tête.

Les divers personnages sont aussi un point fort de la série car ils ont tous leur caractère propre et leur rôle à jouer. Ils ont surtout tous leurs problèmes au fond d’eux même à régler, chose d’assez propre à Gainax qui atteint son summum dans la fin d’Evangelion mais qui est aussi très proposée dans Nadia. Tout au court du récit, les personnages auront surtout des dilemmes sur leurs choix à faire, que ce soit pour Nadia qui ne sait pas que faire de son pouvoir, et la confrontation de sa vision du monde avec la réalité, Jean qui s’interroge sur son rôle dans le monde ou de Electra ne sachant pas quoi faire avec ses sentiments. C’est l’une des forces principales de l’anime car ces décisions sont amenées progressivement et découle d’un raisonnement suivi tout au long. Mais la série ne joue pas que sur ça au niveau des personnages, le trio Grandis en est l’exemple et Samson est un personnage tout simplement génial même s’il n’aura presque pas de réflexion sur lui-même. Le tout se connecte lorsque tous les personnages influent dans les différentes décisions et de manière un peu abusive, on pourrait dire que le concept où l’on évolue/l’on vie tout d’abord à partir des autres (plan de complémentarité) et aussi abordé dans Nadia. Les ennemis de Nemo sont tout aussi intéressant, Gargoyle a assez de classe et représente parfaitement l’esprit malsain et légèrement fou. Très mystérieux jusqu’à la fin de la série, il joue parfaitement bien son rôle dans l’histoire sans être pour autant stigmatisé.

Si l’univers est très bon, lorsqu’il est mélangé au différentes scènes imaginées par Hideaki Anno, ça devient tout simplement génial. Les diverses inventions  de Jean, les différentes situations proposées comme par exemple où Jean est sous champignons hallucinogènes, ou l’utilisation de style d’animation empruntées d’autres styles rendent l’animé en plus d’être parfois sérieux, très drôle et originale. Diverses situations sont aussi là pour rendre la série agréable, notamment la relation conflictuelle entre Grandis et Electra qui nous ramènent à une situation bien plus proches des codes habituels de la japanimation. De manière générale la relation entre Jean et Nadia et elle aussi assez normale, à deux ou trois exceptions près. Même si parfois j’ai regretté que leur relation a plus tendance à reculer qu’à avancer, le tout est assez bien mené pendant un moment sans se précipiter. Nadia étant un personnage très lunatique, la relation met du temps à avancer mais propose plusieurs scènes très sympathiques. Je me dois dans cette lignée de parler des épisodes de l’île et plus particulièrement de ceux d’Afrique. Je trouve les épisodes de l’île en fait plutôt convenables, bien qu’on est loin du niveau réfléchi lancé lors du Nautilus, et que le personnage de Nadia est parfois assez agaçant, cela reste potable. Par contre les quelques épisodes d’Afrique sont une horreur pour le personnage de Nadia, c’est juste l’une des plus grosses déceptions de l’année. Son manège avec son coup de foudre, c’est à faire pleurer et le dénouement qui tombe comme de rien n’était est juste totalement mauvais (dans le genre « on a fait une connerie, rétablissons la relation Nadia/Jean vite fait »).

De manière générale, l’animation proposée est de très bonne qualité. Notamment avec les divers décors qui plongent vraiment bien dans l’ambiance, les fonds marin sont très agréables  et comme on a l’habitude avec le studio, on nous livre plusieurs plans qui retranscrivent bien les sensations. J’ai trouvé le chara design des divers engins plutôt bon sans être incroyable, mise à part celui du nouveau Nautilus qui est très sympathique, l’aspect fonctionnel ayant été apparemment privilégié à l’aspect esthétique. Les scènes d’action ont elles aussi un très bon rendu, notamment avec toutes les phases de combat ou de vol qui témoignent d’un vrai talent d’animation. Les différentes thématiques abordées dans la série retranscrivent aussi très bien l’aspect sérieux de la série : La mort et la vie, le rôle de la science et le respect de la nature, ou alors la guerre, ce n’est pas forcément explicite mais il y a de multiples messages derrière cette série. Coté bande-son je n’ai pas été particulièrement marqué au point de la réécouter en dehors même si je la trouve très en accord avec la série.

Malgré les épisodes discutés plus haut, la série fait preuve d’un très bon rythme et d’une bonne qualité tout au long des épisodes. L’univers et l’ensemble des diverses thématiques proposés dans cet animé le rendent vraiment intéressant, c’est un animé qui a réussi à mélanger de très bonne manière romance, réflexion et action tout en laissant le tout assez fin pour adapter la chose dans un univers pour enfant, malgré le fait que cela reste très discutable (même si on peut dire qu’un enfant de 10 ans en a sûrement déjà vu d’autres). Si le personnage de Nadia est parfois assez fatiguant, on peut tout de même dire que l’ensemble des personnages est particulièrement réussi et propose ainsi un panel que l’on retrouve difficilement dans les animés actuels (le format n’est pas le même, je l’accorde). J’aurais tendance à mettre son univers en première qualité tant il est riche et ouvert, peut-être même plus intéressant que celui d’une série tel que Macross bien qu’il joue dans une catégorie plutôt différente. Avec un peu de recul on remarque que c’est en fait une réalisation très proche à Gainax alors que j’avais au départ plus l’impression qu’elle se différenciait de leurs autres productions. Sans être un anime sans erreurs, c’est tout de même un très bon moment que l’on ne peut que regretter de ne pas avoir chez nous sous forme de dvd.

Nadia : Les Omakes

Les Omakes sont les 10 épisodes spéciaux d’environ 4 minutes qui font références à la série. Je n’ai pas vraiment grand chose à dire dessus car j’ai trouvé ça en réalité relativement inutile voir même plutôt chiant. La palme revenant à l’épisode consacré à Nadia avec les différentes dimensions de poitrine, etc … De quoi être la bible de tous les fanas de Nadia mais n’apportant que de l’ennui au spectateur lambda. Certains épisodes nous font croire qu’ils vont apporter des éléments mais en fait il n’en est rien. Juste certaines scènes sont plutôt marrantes et réussissent à toucher mais sinon il n’y a pas grand chose à voir.

Nadia : Le film – Nadia et le mystère de Fuzzy

Le film peut être décrit de deux manières différentes :

  • Il n’y a jamais eu de film, ce n’est qu’une pure calomnie
  • Il y a eu un film, c’est un mythe, et il prenait des éléments de la série mais c’était un autre nom

Dans un soucis de restaurer la vérité, on va prendre la seconde option alors que tout mon cœur me dit qu’il faut prendre la 1ère option. Je vous le dis directement et ça peut sembler un peu trop subjectif mais ce film est une catastrophe à ne pas regarder. Il se divise en deux parties, tout d’abord avec différents flashbacks qui se suivent pour rappeler différents éléments de la série, mais en fait ça ne sert strictement à rien car les segments choisis sont déjà plus que douteux, puis en plus l’histoire du film n’a aucun rapport avec la série, voir même le contraire. Ou comment perdre 33 minutes de film pour rien, à se demander pour quelle raison ils ont placé ça là. La véritable question que je me pose est : Ont-ils choisi de mettre ces flashback après ou avant la réalisation originale du film ? Après voudrait dire qu’ils se sont rendus compte que c’était tellement mauvais qu’ils ont préféré mettre des bouts de la série avant, ce qui n’est pas forcément très faux.

La nouvelle histoire prend suite après la fin de la série, enfin disons avant son épilogue car Jean est encore un jeune homme qui fait des vaisseaux sur sa plage, alors que Nadia fait des études de journaliste … oui oui de journaliste. Mais la pauvre Nadia n’a pas de véritable boulot en tant que stagiaire car son patron n’a pas confiance en elle, alors il lui demande de faire du thé à la place de faire un papier. Voilà déjà l’introduction au combien intéressante, et ce n’est presque pas ironisée. Pendant ce temps différentes personnalités politiques disparaissent sans raisons. Jean retrouve aussi une jeune fille échouée près de chez lui, l’accueille et lui fait du thé. Pour la suite de l’histoire, vous pouvez passer sur cette page.

Plusieurs choses choquent tout de suite quand on regarde le film. Tout d’abord lors des flashback, où l’on remarque que Kaze, remarquant lui-même que le film est totalement mauvais, décide de faire un travail d’aussi piètre qualité pour se mettre au même niveau, avec une relecture totalement inexistante, proposant ainsi une nouvelle date dans le calendrier alors même que c’est bien traduit dans la VF. Une erreur du genre dans le fansub, ça passe, mais par des professionnels qui vendent leur travail, c’est juste hallucinant ! Qui plus est à ce moment là on parle de la date d’anniversaire de Nadia. Non content de faire des sous-titres mauvais, j’ai l’impression qu’ils ont aussi pris d’autres voix françaises qui rendent tout particulièrement mal. La voix de Jean est la pire, relevant d’un enfant de 13 ans asthmatique, c’est une horreur sans nom.

Ton arrière arrière grand père utilisait un coton tige ? Quel amateur …

Continuons maintenant en parlant du film en lui-même. Il se trouve en fait que Fuzzy est un robot, que son papa est détenu par un monstre, que le méchant veut s’emparer du monde, que Fuzzy veut revoir son père et que tout le monde est infiltré de clones à la solde de l’organisation. Avouez que ça sent mauvais. La réalisation est du même calibre, déjà on perd tout ce qui fait le charme de la série, les personnages n’ont plus rien d’intéressants, et le sujet est totalement enfantin et vraiment mal abordé. Les nouveaux personnages sont plats à faire peur et n’ont aucun charisme, leur attitude étant du déjà vu et revu. Le trio de Grandis se retrouve au départ contre Jean, ce qui est en total désaccord avec la continuité de la série, peut-être la chose la plus incroyable de la part du réalisateur, à se demander s’il a au moins vu la série. Aucun rebondissements, le dénouement est tout ce qu’il y a de plus classique dans l’ordre du mauvais. Ils ont même réussi à détruire l’aspect agréable des personnages déjà existants. Au pire ce film vous dégoutera et ternira l’image que aviez de Nadia, au mieux il vous fera rire tellement il est mauvais et vous l’oublierez totalement au bout de quelques mois.

Ceci clôt ainsi ce petit dossier sur Nadia, et va ainsi sans dire que je vous conseille cette série mais bien moins les autres productions associées. Cet article est aussi l’occasion de fêter un nouveau cap pour ce blog, et ainsi de vous remercier de vos lectures en espérant que vous aimiez toujours ce que vous y trouvez.

Trois sites français consacrés à la série : Le premier parlant plus de l’univers en général et le second faisant surtout le comparatif entre la version originale et celle française, le dernier sur des points plus précis de la série.

¹ Plus de précisions sur le site Gainax.fr (section dédiée) ou sur le fansite de Lawmune. Aussi un autre article sur Lainspotting.

4 réponses à “Fushigi no umi no Nadia : La série, les omakes & le film

  1. Ah bah il a fallu du temps pour qu’il arrive cet article, mais ça valait le coup !
    Par contre, je n’ai jamais considéré que Nadia était, même en partie, un anime pour enfant.
    Tu aurais pu peut être aussi mentionner l’influence qu’a eu FNUNN sur Evangelion (que ce soit la pierre bleue/Ramiel, la plug suit d’Electra ou le mix religion/science…) Peut être que la Gainax a voulu tester différentes choses dans cet anime en vu d’Evangelion (mais je ne sais pas si ils avaient déjà l’idée de NGE en 1989, faudra que les Gainax fanboys nous le disent)

    A noter pour ceux qui apprécient la BO de Nadia, l’existence des mechanic anthology (facilement trouvable sur YouTube). J’ai un petit faible pour la musique du Glatank, du NeoNautilus et celle de l’empereur Neo…

    Au fait…Nadia c’est une tsundere ou pas ? ^^

  2. > « Tu aurais pu peut être aussi mentionner l’influence qu’a eu FNUNN sur Evangelion […] Peut être que la Gainax a voulu tester différentes choses dans cet anime en vu d’Evangelion […] »

    Sans vouloir faire mon troll, ou assimilé, cette thèse-là ne m’a jamais convaincu. Je ne nie pas la présence d’éléments communs entre ces deux productions, mais je l’attribue plus volontiers à l’inspiration et à la créativité des gens de Gainax qui tournent autour d’idées et de thèmes qu’on retrouve à divers degrés dans l’ensemble de leurs productions, plutôt qu’à une volonté concrète de faire un prototype ou autre chose de cet ordre…

    Mais bon, ce n’est que mon avis.

    Le dossier était court mais néanmoins intéressant et au final une lecture très agréable. Merci, Jevanni :]

  3. Concernant Shinji Higuchi, la réalisation lui a été confié pour l’arc de l’île afin de laisser à Hideaki Anno le temps de fignoler une fin aux petits oignons. Ce-dernier a d’ailleurs remercié Higuchi, et expliqué que lui-même n’aurait pas pu faire mieux vu le scénario… Il y aurait énormément à dire sur Gainax et cet anime, notamment concernant les liens entre le studio et la NHK (de nombreux scripts « officiels » ont été jetés pour être remaniés par l’équipe). Pour l’histoire de la Gainax, Otaku no Video fournit une vision très romancée, mais certains détails (comme les garages kits) entretiennent le doute entre réalité et fiction. Sinon, il y a aussi Notenki Memoirs, autobiographie de Takeda Yasuhiro, un membre fondateur du groupe (mais dont personne ne connait le rôle exact au sein du studio) ; mais il parle apparemment peu de la création de Nadia.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s