Oreimo, une série sympathique

Je profite d’avoir un peu de temps pour vous parler d’une série de cette saison d’automne que certains n’auraient peut-être pas encore tenté. Oreimo, abréviation du titre Ore no Imouto ga Konnani Kawaii Wake ga Nai que l’on pourrait traduire par « Ma soeur ne peut pas être aussi mignonne » est le dernier né d’AIC, studio sur lequel j’avoue n’avoir aucune expérience dans leurs productions tant elles ne m’ont pas inspiré durant tout ce temps. Mayoi Neko Overun!, Sasameki Koto (du shojo-aï) ou Shufuku no Campanella, que des titres de cette année et pourtant plutôt méconnus avec un public assez visé, dans le bon et mauvais sens. Pourtant Oreimo semble s’en sortir plutôt bien, de quoi peut-être laisser cette fois une chance à ce studio qui ne s’est pas vraiment démarqué par sa qualité ces dernières années. Studio qui s’est d’ailleurs récemment fait racheter par Oizumi, une société productrice de pachinko qui a peut-être ainsi modifié ses ambitions.

Cette série est avant tout une adaptation d’un manga de Tsukasa Fushimi (伏見つかさ) et possédant actuellement 6 tomes. Dirigée par Hiroyuki Kanbe (神戸洋行), s’étant surtout illustré en tant que directeur de l’animation de quelques bonnes séries voir très bonnes séries de manière sporadique avec des productions comme Saikano ou Hellsing. C’est donc pour la deuxième fois qu’il passe en tant que directeur d’un projet, après ce qui semble être le moyen Viper’s Creed qu’il a réalisé l’an dernier avec une branche de AIC : AIC Spirit.

Kyousuke a 17 ans et est un lycéen normal aspirant pleinement à ne pas se faire remarquer. Sa sœur, Kirino, bonne étudiante et mannequin semble elle aussi correspondre à ce schéma, dénigrant par la même occasion son frère à chaque occasion. Un jour Kyousuke trouve un boitier d’un anime dans la maison, se trouvant être en fait un anime érotique. Découvrant par la suite qu’il s’agit en réalité de sa sœur, il va tenter d’entrer dans son univers et de la faire s’y épanouir, chemin ardu le sortant de son habitude et sur lequel il devra faire preuve de patience et d’ouverture d’esprit.

Malgré son originalité, le scénario ne casse pas des briques sans pour autant être mauvais. La touche agréable est que l’ensemble des points de la série sont traités de manière légère sans jamais être énervants. Prenant l’exemple de la sœur qui possède un caractère quelque peu tsundere sans pour autant l’être trop. Il en résulte que ce coté devient agréable et permet la présence de scènes intéressantes, faisant aussi office de contraste face au personnage de Kyousuke et donnant ainsi plus de vigueur dans les dialogues et dans les différentes situations. Si le personnage de Kirino est atypique par son attirance qui semble irréversible envers cet eroge, elle possède un schéma toutefois assez classique. Cependant différents éléments viennent agrémenter son profil psychologique, notamment sa remise en question sur son hobby qu’elle tente de contraster avec des activités plus « normales » et les différentes réflexions qui viennent autour. Ainsi si l’on pouvait croire que ce personnage était seulement une création ayant pour but de laisser place à des situations comiques, il laisse tout de même place pour peu que l’on le veuille à une réflexion sur la personnalité et l’épanouissement du genre otaku, chose différente de ce que l’on a pu voir dans NHK ni Youkoso ou du Otaku no Video. Peut-être aurait-il été plus intéressant de réaliser un portrait plus semblable à l’otaku hikimori mais laissant ainsi moins place au comique, à débattre.

On assiste ainsi à son insertion à travers une IRL, montrant par la même occasion le caractère plutôt obsessionnel qu’elle possède envers sa passion, mais aussi la diversité importante des sujets présents dans le milieu (chose qui est très contrastée quand elle discute avec ce qui semble une gothique lolita amatrice de boys love). L’épisode 3 nous surprend même en mettant à table un sujet en fait peu développé, la compréhension de son entourage sur sa passion. Chose que l’on peut aussi noter dans Otaku no Vidéo sans pour être autant développé (le héros s’étonnant pourquoi parmi toutes les autres passions, les fans d’animés devaient être mal vus) devient ici le sujet principal et gagne ainsi une nouvelle dimension.

Cet anime correspond en fait plutôt à ce schéma du bien mais pas trop. Sans pour autant être un anime qui se distingue par une qualité exemplaire, l’animation est loin d’être mauvaise non plus. Le nombre de characters étant très réduits mais ayant chacun un rôle et une personnalité propre, ils ne sont pas particulièrement bien réussis mais pour autant jamais chiants (même si le personnage de l’organisatrice peut encore faire ses preuves). Le personnage de l’amie de Kyousuke représente assez bien cette idée où elle n’est que peu présente, mais c’est en réalité plutôt bien fait car elle aurait pu être assez rapidement fatigante. Il en va de même avec l’humour qui sans nous donner des fous rire incroyable reste très agréable, notamment en regardant l’immersion de Kyousuke dans cet univers. On possède ainsi un bon anime qui laisse assez bien passer le temps, possédant aucune prétention il s’en sort plutôt bien en nous proposant un contenu parfois plutôt original et balançant entre divers genres rendant le tout très agréable. L’épisode 3 nous ayant quelque peu surpris, on peut s’attendre à ce que les 9 prochains épisodes puissent apporter un contenu aussi sympathique, renouant ainsi un peu les liens avec le studio AIC.

15 réponses à “Oreimo, une série sympathique

  1. Jevanni qui va se mettre à parler de tentacules ??? Mais quoi comment où qu’est-ce que donc ? (Des infos !!)

    Ce ne sont pas les contenus originaux qui manquent cette année entre l’androphobie, les joueurs de galge qui passent à ghostbusters, les écolières super dévergondées, les pauvres qui héritent de zaibatsus… le problème est qu’aucun d’eux n’a d’ambition et n’en aura jamais. Ce n’est pas un discours otaku tout juste sympathique (le confrontation entre l’imouto et la gothic lolita était franchement agaçant) sur fond d’intrigue incestueuse qui va me sortir de ma léthargie.
    J’ai regardé le premier épisode de Mayoi Neko Overun! et on voit que c’est du même tonneau : moe et débilité. Bon d’accord, cette série est regardable mais tu crois vraiment qu’on va s’en souvenir dans quatre ans sinon moins ?

    « il laisse tout de même place pour peu que l’on le veuille à une réflexion sur la personnalité et l’épanouissement du genre otaku »

    Il faut vraiment le vouloir. :3 … mais je manque de volonté en ce moment, je sais.

  2. Bon, je vais peut être me laisser tenter. En tout cas, je constate que le résultat à l’air nettement moins glauque que le titre pouvait suggérer..

    Y a pas trop de « oni-saaaaan ! » au moins ?

  3. Comment gemini il te spoile le troisième épisode!🙂

    Nah Faust, c’est léger mais sans tomber dans les clichés auxquels on pourrait s’attendre. La force de Oreimo c’est surtout ses dialogues fort bien écrits.

  4. Ileca, c’est exactement ce que j’ai dit, c’est une série sans plus mais qui reste très agréable. Après dans 4 ans je m’en souviendrais peut-être, il y a pas mal d’anime dans lesquels je me souviens seulement de certains points qui m’ont marqué. De mon coté je préfère regarder un anime de ce style plutôt que le nouveau Gainax qui me plaît bien moins malgré son idée un peu novatrice.

  5. Oui mais tu ne vas pas me dire que sur le principe, tu préfères une série formatée avec une pseudo originalité à une autre qui a de l’ambition aussi douteuse soit-elle ?

  6. Bon, je viens de regarder le premier épisode et je vais m’arrêter là : encore un anime où une fille martyrise un gars sans que celui-ci ne riposte. J’ai compté 2 gifles et un coup de pied adressés par la petite sœur à la loque qui sert de héros.

    Les otakus japonais sont ils tous des larves ?

  7. Ileca : Si, je passe un bon moment devais oreimo, tu peux considérer que j’ai de mauvais goûts ou quoi que ce soit mais je préfère passer du temps sur cette série sans qu’elle soit un canon plutôt que devant P&S sur laquel j’adhère beaucoup moins, même si elle possède une quelconque ambition (à laquelle je n’adhère pas du tout soit dit en passant).
    Rukawa : En effet, je rectifie même si ça ne change pas grand chose.

  8. Axel : je viens de voir le 3ème épisode et c’est de pire en pire. Donc dans cette famille, la petite sœur insulte son frère sans que celui-ci ne réponde, mais ce dernier insulte à son tour son père sans que celui-ci lui en colle une…affligeant !

    • Ouais ! C’est encore moins réaliste que de tirer avec une arme, allongé sur le sol en appui entre une poitrine de fille et un menton ! De mieux en mieux l’animation jap’ =P

      • Je peux pas blairer HOTD mais contrairement à un anime « slice of life », il n’a pas vocation à être, même un minimum, réaliste😉

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