Divagations sur le concept de fan

Vous sentez vous, lecteurs, fan d’animation ?

La notion de fan est de loin celle la plus communément utilisée à tord et à travers dans chaque hobby.  Tant cette notion est vague, elle est utilisée de manière plus ou moins incertaine, le plus souvent de façon rapide et laissant derrière elle un flou où chacun est libre dans son sens de comprendre ce qu’il veut de ce mot. Pourtant c’est une notion parfois essentielle car elle désigne tant en bien qu’en mal une personne par son attachement à un thème, ici la japanimation et la manga.

Mais qu’en est-il vraiment ? Après quelques secondes de réflexion on se rend bien compte qu’il est difficile de poser une définition totalement subjective de ce mot, tant elle est modifiée par notre point de vue personnel. Alors vu qu’on est des bons français, on va commencer avec un petite coup de dictionnaire et d’étymologie.

Fan : Emprunté à l’anglo-américain fan de même sens, lui-même issu de fanatic (« fanatique »). Apparenté à faste, profane etc., à l’origine fanaticus était le « serviteur du temple », d’où le sens « inspiré, frénétique » dès le latin classique.

Fanatique :  Du latin fanaticus « inspiré, en délire comme étaient les prêtres de Bellone lors de leurs prédictions furieuses et extravagantes. » issu de fanum : « temple » ( de Bellone à Rome, en particulier ). On a appelé pour cette raison, fanatique , celui qui se croyait transporté d’une fureur divine et s’imaginait avoir des révélations. [Wikipedia]

Intéressant de voir à quel point le mot lui-même relève déjà d’une connotation presque objective. Le fan serait donc une personne transportée d’une « fureur divine » lorsqu’il touche à son hobby, mais cette définition est comme vous l’aurez remarqué déjà bien désuète. Qu’est-ce qu’alors un fan ?  Serait-ce un concept qui aurait comme définition celle qu’on lui donne de manière populaire, c’est-à-dire comme un attachement qui sort de la moyenne mais avec tout de même une certaine retenu ? Pourtant on ne peut pas se satisfaire d’une telle définition.  J’aurais aussi pu en tant que personne et auteur de ce blog vous fournir uniquement ma propre définition, mais d’une part cela serait resté en total contradiction avec les paroles dites  précédemment, et puis il est bien plus intéressant ici d’avoir un ensemble d’avis. J’ai donc demandé à quelques personnes sur la toile si ce n’est sur la blogosphère de me donner leur propre définition du concept de fan, l’idée est donc ici de ne faire aucun jugement de valeur sur l’une ou l’autre définition mais plutôt de se dire que ce mot regroupe d’une certaine manière l’ensemble de toutes ces définitions à la fois.

Bonne lecture !

Eacil :  Tu peux avoir une définition basée sur le rapport entre la fréquence de visionnage et la communauté. Le narutard étant un fan parmi les narutards et pourvu que tu regardes un certain nombre d’animé, tu seras toujours fan pourvu que tu rejoignes une communauté de gout (donc, en gros, pas moyen de ne pas l’être). Ou alors, avoir une définition un peu plus exigeante ou comme je viens de le dire : il te faut des connaissances un peu plus raffinée (« extravisuelles »), avoir le corpus de base qui convient un peu à tout le monde et on abaisse les exigences pour la jeunesse le temps qu’ils soient dans le bain (on a tous lu de la fantasy qui tache avant de lire du Platon) tout en faisant perdre son statut de fan au crétin qui continue à lorgner continuellement du côté de Naruto en rejetant les animés qui valent le coup. Il faudra alors pouvoir détecter la maturité tout comme au Japon on a établi un ciblage démographique (shojo, shonen, seinen) tout en permettant bien sûr un chevauchement, une évolution constructiviste, quoi.
Donc, la communauté te permet de t’investir plus profondément dans ta passion, elle a une part dans le fait de rendre quelqu’un fan mais ce n’est pas « a priori » un critère.

Rukawa : Aimer plus que 10 anime différents

Lux : J’aime bien le fait de creuser une œuvre, si on est fan, on va y revenir, lire des choses dessus, en parler et avoir quelque chose d’affectif pour elle. Finalement, que ce soit Lain ou Naruto, ce n’est pas tellement la question, tant qu’on se concentre un peu sur ce qu’on regarde au lieu d’enchaîner tout de suite sur autre chose. Et bien sûr, ça va avec la curiosité et le partage. Être fan tout seul, c’est un peu triste !

Ninjigen : En résumé c’est quelqu’un qui aime ce qu’il regarde, a  savoir l’animation, sans préjugés, préavis, ni masturbation intellectuelle préalable.

FFenril : Le problème c’est que je n’ai pas de définition précise a donner, « un fan d’animation » l’est a  partir du moment ou il se définit lui-mémé comme tel, et ca peut être extrêmement réducteur (aka narutard) comme extrêmement large (« animation » va bien au delà de l’animation japonaise ou même du dessin anime)… Je n’ai pas « ma définition » a  proposer.
Enfin, et si c’est pour recadrer sur ce qu’est un « fan d’animation japonaise », je suppose que a  partir du moment ou quelqu’un se définit comme tel (« otaku » ou autre), il en est un, qu’il soit narutard ou connaisseur de tous les animes depuis Tetsuwan Atom ~.

AxelTerizaki : En nombre d’heures c’est impossible a  juger, ça dépend de chacun et de son affinité et s’il a des choses qu’il a envie de regarder. Une intégration dans une communauté cependant c’est essentiel, car quand on a une passion, pour la faire vivre il faut la partager, et ca se fait pas tout seul. En gros un fan d’animation ça doit avoir de la passion, c’est bête, mais c’est l’essentiel.

Amo :  Je pense pas qu’il  y a une nécessité de s’intégrer dans une communauté, c’est préférable parce que ça permet toujours d’échanger, de découvrir des choses et de faire découvrir, mais on peut faire ça « dans son coin » sans trop se mouiller soi même. Après, j’imagine que le fan d’animation, le « vrai » c’est plus quelqu’un qui regarde plus par envie de découvrir qu’envie de se « conformer » à quelque chose.

Tetho :  Le nombre d’heure ne veut rien dire, a  part pour ceux qui sont restés à l’age ou l’on compare sa bite avec celles des autres en colonie l’été. La communauté ne veut rien dire aussi, on peut être un grand fan seul dans son coin. Plus généralement c’est à chacun d’apprécier comme il le sens, certains voient ca comme un simple divertissement (souvent gratuit via le fansub), il y a peu de chance qu »ils restent fan avec le temps, mais si ils apprécient ça suffit. D’autres, plus hardcore, analysent la mise en scène en se procurant story-boards et autre doc de travail, analyse l’animation image par image
eux sont fan d’animation « pure », au sens technique. Puis t’as ceux qui analysent en profondeur les séries, en les remettant dans leur contexte culturel. Car avant d’être de l’art, du divertissement, un moyen de faire du fric ou je ne sais quoi, l’animation japonaise est une culture.

Aer :  Etre fan d’animation japonaise, c’est avant tout se rendre compte qu’une culture purement visuelle existe dans ce pays, et prend des proportions importantes. Certaines places préfèrent la littérature, d’autre la musique, mais pour nous il s’agit d’un tout mixer ensemble, presque un noble art quand on y pense. En être fan, c’est se retrouver dans une situation  d’amour/rejet, avoir un regard certes purement mélioratif quant au produit, mais aussi être capable de le démonter dans tout les sens selon des bases peu objectives. Il s’agit avant tout, selon moi, de faire parler ces sentiments plus que sa raison au premier abord. Il n’y a pas de pré requis pour être fan, juste une forme d’abnégation qui nous fait consommer des produits sur lesquels on n’aurait, en temps normal, peu d’intérêt.

ElKaizer : Un fan ça devrait être une personne prête a se dévouer et perdre une partie de son temps libre pour faire connaitre la série qu’il affectionne.

Drig : 1) Connaître les média (BD/Animation) et avoir envie de connaître les causes qui déterminent notre amour pour ces média. Beaucoup de fans (une certaine communauté d’internet 2.0 que je ne nommerai pas, mais qui se centre autour des Blogs et aiment utiliser le suffixe « chan », en particulier) clament qu’ils agissent au nom [de fruits] de la PASSION. La Passion c’est mal (sauf celle de Mel Gibson). Allez lire ce que Spinoza a écrit dessus et revenez !
C’est fait ? Voilà, donc il faut un minimum connaître ce média, son histoire, les techniques des différents métiers qu’elle implique, etc … Il y a, non seulement un travail de mémoire à faire sur l’animation comme sur la BD pour se prétendre fan (au sens positif), mais aussi un travail sur nous mêmes pour analyser qu’est-ce qu’on aime, qu’est-ce qu’on apprécie dans ces média. Se limiter à « consommer » la dernière production lolipédomoe de KyoAni adapté du jeu vidéo pornographique de Key, c’est pas être fan … mais juste un mouton qui ne fait que remplir les poches d’éditeurs peu scrupuleux.
Bon, maintenant que vous avez transformé vos passions en vertus, je peux passer au deuxième point

2) Avoir des valeurs et n’aimer que les BD/Dessins animés qui véhiculent ces valeurs. Principe d’universalité d’Emmanuel Kant : « Agis de telle sorte que la maxime de ton action puisse être érigé en loi universelle ». Donc, la BD/Anime que tu aimes doit véhiculer un message que tu puisses laisser à tes enfants.
Des animes qui nous parlent de croire en nous mêmes et qui portent un message de tolérance et d’espoir pour le futur comme Gurren Lagann, oui. Des animes qui ne font qu’encenser, la NEET attitude, des comportements asociaux, l’envie de PAS réussir, la pédo-pornographie et autres pratiques sexuelles déviantes avec des adolescentes aux problèmes hormonaux (elles ont le corps d’une gamine de 10 ans) qu’au lieu de faire quelque chose de constructif comme de la musique, elles ne font que boire du thé et manger des gâteaux (bonjour les caries), NON!

Gemini : Un fan, c’est quelqu’un prêt à s’investir dans sa passion. Après, dans le cas précis du fan d’animation, c’est parfois difficile à dire dans le contexte actuel ; les nouvelles technologies ont rendu ce loisir très accessible et souvent gratuit – je ne me plaindrais pas, vu que j’en profite aussi – donc pour beaucoup, l’animation japonaise n’est qu’un substitut à la télévision ; si le fansub (appelons un chat un chat) n’existait pas, ils iraient voir ailleurs.
Ce que nous appellons « fan d’animation » à l’heure actuelle, je crois qu’il s’agit d’une population mélangeant de véritables passionnés et des spectateurs lambda plus attirés par l’animation japonaise que par n’importe quel autre loisir gratuit.

Pazu : Le fan de japanim s’intéresse plus ou moins  à l’animation japonaise et aux mangas. Si certains vont jusqu’à promouvoir activement leur passion, je ne m’amuserai pas à faire de pseudo distinction entre ce que serait un vrai fan, auréolé du statut d’amateur éclairé tandis que le faux fan serait targué de consommateur de base – de fansub si possible pour bien noircir le tableau.

Je soulignerai en revanche le paradoxe que plus vous focalisez vos centres d’intérêts sur la japanim plus vous devenez otaku – dans le sens péjoratif du terme – et pas nécessairement fan. Nous avons souvent reproché aux festivals traditionnels de bandes dessinée de dresser un mur de la honte entre les espaces classiques et les zones pour le manga. L’inverse peut être vrai. C’est le regret de nos aînés de voir les gens se limiter aux productions animées japonaises, alors que l’intérêt devrait porter sur l’animation en générale.

Un magazine comme Animeland ou des sites comme Catsuka essaient de rester sur ce créneau, même si la demande doit être forte pour zapper les compte rendus des obscurs festivals d’animation européenne au profit du dernier film de Naruto. Même remarque pour le manga par rapport à la bande dessinée mais dans une moindre mesure, maintenant que le manga est perçu de plus en plus comme un genre de bande dessinée, indépendamment de son origine, depuis qu’il a envahi le marché français.

Tata : Ben en fait pour moi un fan c’est quelqu’un qui n’a pas de recul sur la série/personnage qu’il aime. pour moi, être fan c’est excessif, limite dangereux, je ne me définis pas comme fan, mais comme amatrice.

Ialda : « La famille du fandom japamanganime, comme toute bonne famille, n’a jamais été avare de querelles intestines, et il y a toujours eu des « vrais » fans pour rejeter en bloc ceux qui ne correspondaient pas à leur définition : gagaballiens, narutards, haruhistes, moephiles et j’en passe – sans toujours voir que ces fans facilement classés au rang de monomaniaques (parce que revendiquant bien souvent eux-même une dévotion unique et sans partage « à la meilleure série de tous les temps » et sans savoir qu’elle ne fera pas long feu), ne font souvent que choisir le point d’entrée le plus pratique à leur disposition pour pénétrer dans cet univers foisonnant et tout simplement immense du fait de son succès et de sa longévité. Je préfère partir du principe que n’importe qui d’un tant soit peu curieux finira par découvrir les titres importants, et aura sa période Gundam, sa période Lupin III, sa période shôjo manga, etc; mécaniquement, au fil du temps, et du simple fait d’être immergé dans cette culture.

A mon avis, ce qui fait un « bon » fan, c’est d’une part une ouverture d’esprit qui ne lui fera pas rejeter tel ou tel titres pour des raisons aussi frivoles que l’age de l’œuvre, son trait ou son propos; et d’autre part sa volonté d’acquérir une culture à même de lui permettre d’appréhender de manière critique ces titres – c’est à dire de comprendre pourquoi des titres tels que Tetsuwan Atom, Gundam, Ashita no Joe ou Evangelion ont autant d’importance, et de voir l’impact qu’ils ont eu la production subséquente. Et pour cela, mettre en place une stratégie de découverte, en remontant le fil des thèmes ou des auteurs des œuvres pour comprendre comment l’anime ou le manga des décennies passées continue d’influencer, directement ou non, la production contemporaine – bref tout le contraire d’une démarche de consommateur passif, qui se contenterai de remplir sa page MAL de titres à la mode cette semaine et qui lui serait tombé sous les yeux après les avoir downloadé sur animesuki, sans chercher à approfondir ce qu’il voit, sans chercher à comprendre les références culturelles d’un Urusei Yatsura ou d’un Irohanihoheto, en quoi Ideon a pu influencer Eva ou Yamato, Nausicäa, ou encore pour qui la carrière d’un Mamoru Oshii commence avec Ghost in the shell et celle d’un Miyazaki avec Ghibli. »

Exelen : Personnellement, je pense qu’un fan est quelqu’un qui possède la passion, ce petit quelque chose en lui qui ne cesse de le pousser à s’investir un peu plus chaque jour dans ce qui l’attire. Un désir de faire partager à d’autres personnes son passe-temps favori, c’est-à-dire dans ce cas précis la japanimation. Mais je trouve qu’un fan devrait également posséder un minimum de curiosité, et s’intéresser à tout ce qu’englobe sa passion.

Pour ma part il y a différents niveaux de fans, que ce soit ceux qui restent « dans l’ombre » et ne se manifestent pas vraiment sur internet, ou encore ceux qui partagent leur passion en créant un site, un blog, un fanzine… De mon côté je resterai toujours admirative envers les fans qui arrivent à s’investir suffisamment dans leur passion au point de promouvoir ce qu’ils aiment, que ce soit par exemple en créant une association ou en participant activement à l’organisation de conventions.

Herr Jevanni : Comme d’autres, je ne me considère pas comme un fan mais plutôt comme un amateur d’animation. Il est important de faire la distinction, le fan d’animation me semble plus comme quelqu’un qui a besoin de l’animation presque comme une chose « primaire », disons que il ne pourrait pas s’en passer dans une durée assez longue, pour une quelconque raison. L’amateur pourrait s’en passer, ce qui ne veut pas dire qu’il ne s’y intéresse pas énormément. Aussi un amateur peut faire un focus sur une œuvre sans pour autant être un fan, après on peut dire qu’on peut être un fan d’une production en particulier et on a alors une envie d’acquérir tous les produits associés, le désir de partage semble donc naturel mais n’est pas obligatoire. En fin de compte, on peut pas juger si une personne est fan ou pas, on le sait seulement pour soi-même.

Je ne vais pas finir par une conclusion de tous les avis, vous aurez compris que cette notion est une chose à méditer soi-même. L’idée de cette article n’est ou n’était pas de faire une distinction parmi les membres de la communauté, mais plutôt le contraire et montrer à quel point il est essentiel tout d’abord de prendre son plaisir à faire ce qu’on aime avant de vouloir rentrer dans une catégorie. Je terminerais en remerciant toutes les personnes qui ont bien voulu me donner leur avis et participer ainsi au blog à leur manière.

12 réponses à “Divagations sur le concept de fan

  1. Alors, c’est comme ça que ça marche ? J’écris plus d’articles depuis seulement deux petits mois (trop de travail en ce moment, mais je compte m’y remettre bientôt)et voilà : du coup, on ne me demande même pas mon avis de super blogueur sur une question aussi capitale que celle-ci ! Bon, c’est pas grave, car de toute manière, là tout de suite, j’ai pas vraiment de réponse à la question « qu’est-ce qu’un fan d’animation ? » En fait si, j’en ai une : une magnifique réponse, lumineuse de bon sens et d’intelligence… Mais je vais la garder pour moi, na ! (Retourne dans son coin bouder.)

  2. Au milieu des gros trolls flagrants, il y a des réflexions sensées, et j’aime (et rejoins) particulièrement ce que disent Axel, Ninjigen et Exelen notamment. A mon avis, Un fan a une passion, et s’y investit sous une forme ou une autre, la partage avec d’autres fans, ou même des personnes non sensibles au sujet à l’origine, en dépassant le cadre du simple divertissement quotidien (l’investissement progressif dans sa passion fait qu’il va s’intéresser au fur et à mesure aux différents aspects de son sujet, en commençant par les seiyuu, puis les studios, les réalisateurs par exemple).

  3. Deuz > Si tu veux toujours me proposer ta définition, je suis toujours preneur pour éditer mon message ! ; )
    Tabris > Troll ? Pas aussi convaincu que toi sur le sujet.

  4. Tabris >> Je ne te rejoins pas pour la notion de partage. Aujourd’hui, grâce aux nouveaux moyens de communication, la question ne se pose plus ; mais quand j’ai commencé à m’intéresser à l’animation et à m’y investir, j’étais tout seul dans mon coin, je ne connaissais personne avec qui partager. Pour autant, je me considérais déjà comme fan, et il fallait véritablement l’être pour persévérer dans cette voie, justement alors que j’étais tout seul, et parce qu’il était encore difficile d’avoir quelque chose à se mettre sous la dent.

  5. Malgré le « troll » (désolé Tabris, pas compris non plus), tous se rejoignent plus ou moins sur le faite d’en vouloir toujours plus, d’aller plus loin dedans la bonne japanime arf arf.

  6. A mon avis, il peut sembler difficile de définir ce qu’est un fan d’animation, non pas à cause de l’ambiguïté du terme « fan » en lui-même, mais peut-être plus en raison de la largeur du champ auquel il est ici appliqué. Par exemple, dans la musique, où l’adjectif en question ressort fréquemment, il est plus aisé de deviner ce qu’est un fan selon les limites restreintes de l’objet de sa « fanitude » (expression brevetée) : je suis fan de « karma police » = j’adore cette chanson, je connais peut-être même les paroles ; je suis fan de « ok computer » = je kiffe cette album, au moins dans l’ensemble, je connais sans doute les titres des chansons le composant et certaines de leurs paroles ; je suis fan de radiohead = je connais probablement leurs différents disques et les apprécie (tous ? à égale mesure ? ça devient plus compliqué) et je les ai peut-être vu en concert (mais on peut aussi être fan sans cela, non ?) ; je suis fan de pop-rock anglais contemporain = je connais aussi oasis et coldplay, ainsi que d’autres groupes pop anglais et je les aime (mais à quel niveau ? et est-ce que je connais tous les groupes et tout sur eux ? moins ou plus que sur radiohead ?) ; je suis fan de pop-rock = il est impossible de définir ce qu’est un « fan de pop-rock ». Alors, pour définir un fan d’animation, je limiterai le champ du terme « animation » à ce qu’est simplement l’animation elle-même : une technique visant à animer des dessins ou productions numériques originellement inanimées ; et dans ce sens, un fan d’animation est une personne qui, lorsqu’elle voit la sorcière de Blanche Neige tendre la pomme à cette dernière avec un rictus effrayant ou le père de Simba parler au jeune lion sous la forme d’un nuage dans un pompage sans honte du roi Léo, lorqu’elle voit Simon foutre un poing dans la face de Lord Genom ou Ponyo courir à toute vitesse sur des vagues derrière la voiture de Lisa, ressent alors une étrange chaleur dans son corps, car elle trouve cela beau et qu’elle trouve cela beau parce que c’est animé. Que cette personne en soit consciente et elle passera alors au second niveau de « fanitude » : essayer de revivre cette expérience au travers d’autres productions animées. Je ne sais pas si je suis clair, mais quiconque a vu la fin de Ming Game et y a ressenti une inexplicable et énorme force de vie, tout en sachant que c’est justement et uniquement en animation que l’on peut voir ce genre de miracle, saura de quoi je parle. Voilà🙂

  7. Un fan, c’est quelqu’un pour qui sa passion (superflue) passe avant ses besoins primaires (pyramides de Maslow). Comme par exemple choper la crève pour pouvoir assister à une avant première ou dépenser plus d’argent pour s’acheter des jeux ou des animes que pour se nourrir et s’habiller.

    C’est aussi quelqu’un qui est tellement impliqué dans l’objet de sa passion qu’il en perd toute objectivité. Et qui donc traite de troll tous ceux qui « attaquent » l’objet en question…

  8. Baaah on a souvent vu au fil de « l’histoire » que le fanatisme ne menait pas franchement à de bonnes choses d’un point de vue général.

    C’est pourssa qu’on a créé le terme « otaku » =}

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