Ristorante Paradisio

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Ça fait depuis le 5ème épisode que je me contenais pour faire un billet sur cette bonne série, voilà elle est maintenant terminée avec ses 11 épisodes, je peux enfin me libérer. Ristorante Paradisio (à prononcer à l’italienne) est une petite série réalisée par le studio David production dont je vous avais un peu parlé sur le billet de Dogs, Bullets & Carnage. Lors de cet article, je ne savais pas vraiment ce qu’était ce studio mais il se trouve qu’en fait il est  le nouveau studio d’anciens membres de Gonzo. Le studio a été fondé en 2006 par Hiroshi Kajita (梶田浩司) et est actuellement dirigé par le producteur Taito Okura (沖浦泰斗), qui est lui aussi un ancien membre de Gonzo (et plus précisément de GDH : La fusion en Gonzo et Digimation). La série est dirigée par  Mitsuko Kase (加瀬充子) qui a bossé entre autre sur la série Saikano et ses OAV qui sont pour  moi des chefs d’œuvres de l’animation mais aussi sur la storyboard de Inuyasha. L’anime provient du manga portant le même nom de Natsume Ono (オノ・ナツメ) , il n’a pas eu un succès foudroyant et a été publié dans un bimensuel érotique (néanmoins le manga n’a rien de tel, sauf que le bimensuel ne publie pas uniquement des œuvres à caractère sexuel), il faut dire que le manga possède un coup de crayon bien particulier. Ce n’est pas le premier manga de l’auteur se plaçant en Italie, en effet le mangaka a séjourné 10 mois en Italie et a déjà réalisé un manga racontant l’histoire de jeunes venus étudier dans ce pays. De plus ce n’est pas non plus son 1er manga parlant de cuisine, il a déjà réalisé le manga Gente ~Restorante no hibito~ abordant le sujet, une oeuvre d’ailleurs assez proche de Ristorante Paradisio. Mais maintenant attaquons le vif du sujet.

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Nicolleta est une jeune femme qui débarque tout fraîchement en Italie. A la recherche de sa mère qui l’a abandonnée lorsqu’elle était jeune, elle va passer par le restaurant du nouvel homme de sa mère, la Casetta dell’orso (la maison de l’ours). Derrière se nom un peu rudimentaire se cache en fait un restaurant remplit de majordome à lunette correspondant en fait au seul désir de sa mère. Nicolleta, fermement décidée à révéler à cet homme son existence caché va en fait tomber amoureuse d’un des serveurs du restaurant, Claudio. Va alors commencer un compromis entre sa mère et elle pour qu’elle puisse travailler dans le restaurant en tant qu’apprentis cuisinière.

Comme vous l’aurez remarqué l’histoire n’a rien d’un scénario explosif, le tout se veut calme et posé quelque peu à la manière de Bartender. Si la plupart des  épisodes permettent la découverte des liens plus ou moins étroits et du passé de tous les membres du restaurants à travers la curiosité de l’héroïne, on suit en parallèle l’évolution du personnage de Nicolleta que ce soit en cuisine ou dans sa relation avec Claudio et avec sa mère. L’accent étant posé sur ces relations, chaque personnage est assez développé et le plus souvent charismatique. Si le personnage de Claudio ne m’a pas plus charmé que ça, j’ai beaucoup aimé le sommelier Gigi ou le propriétaire du restaurant Lorenzo, mais qui aurait peut être du être plus approfondis à mon goût. Si la relation entre Claudio et Nicolleta évolue tout au long de l’anime, j’ai été déçu qu’on traite la relation de Nicolleta et sa mère de manière plutôt superficielle car l’évolution est plutôt saccadée de ce coté là. Ainsi on a presque l’impression d’être dans un anime « tranche de vie » tant on a l’impression de suivre un quotidient assez calme.

Concernant le coté visuel j’ai beaucoup aimé, le background est parfois assez travaillé proposant ainsi une ambiance chaude assez représentative de l’Italie dans certains plans de ville. De manière générale le fond visuel est très agréable et permet de rester en accord avec l’athmosphère de la série. Le chara-design est quant à lui assez banal même si on sent que David Production a tenté de rapprocher l’animation au dessin original pour donner ainsi une note plus personnelle. Je ne suis pas sûr mais j’ai l’impression de retrouver une partie de la technique utilisée dans Gankutsuou pour les vêtements, de manière moins frappante mais tout de même présente (pour ceux qui ne connaissent pas, à voir) notamment lorsque l’on voit des vêtements de près. L’ensemble de l’animation est donc simple mais permet d’être agréable tout en ayant une pointe de personnalisation, que demander de plus pour une série comme celle-ci ?

De plus il y a un point qui mérite d’être noté, c’est la présence de quelques mots italien incorporés ici et là. Rien d’impressionnant mais qui contribue à l’atmosphère installé, un peu comme dans l’anime Monster. Une initiative que j’apprécie grandement, c’est vrai que quand on y pense un peu, ça donne une note de réalisme dans des animes où l’on ne parle forcément que japonais.

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Vous l’aurez compris, on ne regarde pas Ristorante Paradisio comme on pourrait regarder Sengoku Basara par exemple. Tout comme Bartender la série se veut reposante, calme après une journée crevante sans pour autant se perdre dans une lassitude grâce à l’évolution du personnage Nicolleta dans le restaurant. Bonne réalisation à mon goût pour ce studio qui a réussi à bien retranscrire l’atmosphère détendu que devait être ce manga, un anime qui ne sera pas le hit incontournable mais qui mérite d’être largement regardé avec ses 11 épisodes. En plus vous apprendrez à parler quelques mots italiens, qui sait ça peut peut-être faire styler devant votre copine.

Sources : ANNAnime-Days

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Voilà, j’ai mis un peu de temps pour sortir ce billet, j’ai bien du l’écrire en 3 fois. Un petit paragraphe pour annoncer une nouvelle page pour ceux qui n’arrivent pas à voir les caractères japonais s’afficher, ce que j’ai trouvé très soulant lorsque je fréquantais mon blog avec ma nouvelle machine. A la prochaine !

Une réponse à “Ristorante Paradisio

  1. Agree.

    Ristorante Paradisio c’est vraiment une bonne surprise de 2009.
    L’anime véhicule à longueur de temps une classe et un charisme qui ne faiblissent pas avec les épisodes. Le travail sur les backgrounds représentant la ville de Rome est tout bonnement somptueux, il n’est pas à éclipser ou diminuer tant il participe au tout.

    Sur le lien avec Bartender il y a aussi les musiques qui participent à la même ambiance feutrée. Mais les deux animes ne jouent pas dans la même cour : Ristorante apporte sur un plateau la vie des gens y travaillant et leurs liens avec le lieu alors que chaque épisode de Bartender est une occasion ponctuelle de s’immiscer dans l’histoire des clients. Clients que le fameux barman va remettre sur le chemin de la vie. Les deux sont à voir en tout cas!

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