[Noël 2011] Seto no Hanayome – Lueur dans la comédie lycéenne

Voilà le billet spécial noël spécialement demandé par mes confrères blogueurs dans le cadre du projet de nïioël 2011 ! Tentons de résumer ça rapidement (de toute manière vous avez sûrement déjà lu le concept sur un autre billet) : 17 blogueurs recrutés au peigne fin (#élites) – 17 listes proposés par ceux-ci – 17 x 16 = 272 votes – un billet à rendre pour le 24 au soir – une nouvelle période de procrastination – un espoirs d’un superbe billet K-On reporté pour cause de flemme – encore plus de retard sur les exam – une bonne raison pour passer nowel sur IRC. Sinon pour plus d’informations, passez sur le billet explicatif de sieur Nyo.

Alors que Pika a publié le dernier tome du manga School Rumble il y a un mois, je me suis attaqué à son successeur le plus direct, bien qu’assez différent : Seto no Hanayome qui écume entre une réussite certaine et pourtant aussi un manque d’un autre coté. Je trouve intéressant de faire ici la comparaison entre cet animé et School Rumble, tout simplement car je considère le manga de Jin Kobayashi comme l’un des plus réussi, et surtout sans équivalent dans son genre, cela permettant de mettre facilement en relief les défauts de ce qui reste tout de même une bonne série.

Seto no Hanayome provient d’un manga original de Tahiko Kimura dont je n’ai absolument pas entendu parlé, bien qu’il s’agisse ainsi d’une adaptation elle n’en reste pas moins très suffisante à elle-même du point de vue du scénarii. Il est souvent très intéressant de faire le comparatif entre le manga et l’adaptation dans ce genre de comédie, notamment car l’animation permet de mettre bien mieux en relief certaines scènes d’humour par exemple, alors que le manga arrive beaucoup mieux que l’animé à réussir une rupture directe entre une phase d’humour et une autre sentimentale. C’est bien marqué dans School Rumble, du moins dans certaines scènes, où l’animé rend beaucoup mieux les scènes loufoque alors que le coté sentimentale, le serious buisness comme certains se plaisent à dire, est clairement mieux transmis dans le manga, d’autant plus que le trait de Kobayashi est très impressionnant. Cela rend les lecteurs très souvent assez tranchés sur sa préférence entre un manga et son adaptation, comme on peut le constater avec SR où les avis sont très partagés entre la supériorité du manga à l’animé, ou l’inverse.

Tout ça pour dire que ce genre de comédie joue très fortement sur une forme de l’animation japonaise visant à accentuer l’aspect humoristique, et dans ce jeu là Seto no Hanayome joue franc jeu avec une utilisation unique de différents types d’animation, allant du trait fin au SD (Super Deformed). C’est la caractéristique principale de l’animation de la série, et qui révèle d’un choix judicieux mais qui nécessite aussi de l’assumer jusqu’au bout, ce qui rend malheureusement un quelconque moment sérieux complètement impossible dans l’animé. Et c’est bien le cas et là où ça se démarque de SR, l’animé n’a absolument rien d’autre que l’humour à proposer, alors que sa grand sœur, bien que de manière moins prononcée que le manga, a réussi à donner un coté d’histoire sentimentale à son histoire et à impliquer son spectateur. Dans SnH, le triange amoureux (voir en réalité un double triangle) n’a aucune saveur, ce qui joue aussi avec le fait que le héros principal a le charisme d’une loutre. C’est bien ici le défaut principal de la série et la raison pour laquelle elle ne s’élèvera jamais au dessus de School Rumble, bien que l’humour soit à un très bon niveau, ce qui est surtout réussi grâce à un rythme soutenu, il en ressort pour autant un grand manque d’autre chose, d’une autre raison de s’attacher à l’histoire.

Et c’est fortement dommage car la série a du talent, l’exagération constante faites des différentes situations notamment à partir d’un visuel décalé rend la chose parfois très savoureuse. Le panel des personnages est très intéressant et permet différents gags, pourtant ils sont malheureusement trop cantonnés à leur rôle. Luna, l’idole qui est en fait une peste ne changera d’humeur que de manière très attendue, Seto ne changera pas, je ne parle même pas du personnage principal. Cela rend la chose parfois légèrement redondante, surtout lorsqu’il s’agit du personnage de Luna qui joue très fortement sur un aspect tsundere. Le manque d’évolution des personnages (et donc de l’humour) est le second point noir de la série, et pour peu que vous n’appréciez pas l’idée dès le départ, elle deviendra alors un véritable calvaire. Ce point-ci est fortement atténué par un grand nombre de personnage qui sans être mauvais ne sont pas excellents non plus.

Le début de l’animé marque bien cet aspect hyper rythmé de la série, le début est lent, il ne se passe rien et on s’ennuie bien à certains moment. Ce n’est que lors du 4-5ème épisode qu’elle décolle pour s’engager dans son propre délire, laissant place à des scènes complètement abusées comme un combat entre des fan d’une fille du collège contre une autre, transformant le lycée en champ de bataille apocalyptique. La série fait aussi place à plusieurs références, telles que Hotoku no Ken et Star Wars, toujours à partir de son visuel très diversifié. A la même image que son départ, la série s’échoue avec une fin que je soupçonne très fortement d’avoir été créée spécialement pour conclure la série, mettant en place une sorte de manichéisme stupide qui n’a absolument pas sa place ici (franchement, un bourgeois violeur dans SnH ?) et un d’esprit aventurier bien trop décalé à l’idée originale. Cela ne dure que deux épisode, tant mieux.

Au final la série relève de qualités indéniables pour peu que l’on apprécie l’humour limite désabusé utilisé ici, pourtant elle n’arrivera jamais à se décoller de cette situation. Bien que l’humour soit au final assez différent entre School Rumble et Seto no Hanayome, la première a tout de même réussi là où la seconde a échoué, ou plutôt n’a jamais pu s’aventurer. Il s’agit de loin d’une mauvaise comédie comme on pourrait en voir d’autres, cependant elle risque de décevoir ceux qui cherchent un clone de qualité à SR. Bien que son humour ne se renouvelle guère, elle n’en reste pas moins un très bon divertissement pour peu que l’on apprécie les différents délires proposés, mais là il s’agit bien évidemment d’une histoire de goût. Rapidement concernant les OAVs, elles sont assez limites et quelque peu en deçà de la série originale, si le premier épisode est un clone de ce que l’on pourrait avoir au cours de la série, le second introduit de manière assez maladroite un autre personnage. Bref, SnH c’est bien, mais c’est l’idée même d’une série qui se suffit parfaitement à elle-même et qui ne doit pas avoir de suite.

Sinon voici la liste des autres auteurs du Project 2011. Et joyeux Noël !

8 réponses à “[Noël 2011] Seto no Hanayome – Lueur dans la comédie lycéenne

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