h1

Collectif : Robot

novembre 13, 2009

C’est un peu pour fêter la sortie du 3ème tome de Robot en France que je me suis décidé à publier un billet sur ce collectif. Robot est un collectif d’illustrateurs regroupant plusieurs auteurs asiatiques sous le même projet initié par Range Murata (村田蓮爾) en 2004. Il y a beaucoup de chose à dire sur ces ouvrages, tout d’abord car ils regroupent un nombre assez important de styles différents, mais aussi car ils présentent à la fois des illustrateurs très connus mais aussi des artistes prometteurs. En effet, le nombre important d’illustrateurs différents permet de donner un ouvrage regroupant allégrement plusieurs genres, que ce soit au niveau visuel qu’au niveau conceptuel.

Il y a d’abord une diversité au niveau visuel et c’est cette diversité et ce mélange de style qui donnent une bonne partie de l’intérêt offert par Robot. Comme tout collectif, on obtient un mélange de style graphique qu’on ne peut retrouver nul part ailleurs et c’est d’ailleurs à travers ce genre d’ouvrage que l’on se rend compte qu’il y a vraiment énormément de possibilités différentes au niveau du travail d’illustrateur : Méthode de réalisation, couleurs employées, etc … Si la majorité des œuvres prennent la forme d’un manga, certaines œuvres s’approchent bien plus du comics que de celui-ci (comme pour Sedouka de Shin Nagasawa) renforçant encore plus le coté diversifié des productions.

Sans titre 1

Mais il y a aussi une liberté au niveau du type de l’œuvre, en effet les travaux réalisés se partagent entre deux simples (mais très belles) illustrations à un véritable manga grand format. Et si le plus souvent on obtient l’enchaînement dans l’ensemble des tomes d’une même histoire comme pour Pez de Hiroyuki Asada ( 浅田弘幸) ou pour Wasteland de Yoshitoshi Abe (安倍吉俊) (qui je le rappelle, est le créateur de Lain), d’autres auteurs préfèrent enchaîner des histoires sans rapports donnant ainsi des histoires courtes allant jusqu’à une 10ène de pages et qui semblent alors être plus des travaux volontairement originaux, peut-être l’occasion donnée à l’auteur de se donner plus de liberté.

Pez - Hiroyuki Asada

Liberté. Car oui, la diversité des œuvres ne s’arrêtent évidemment pas qu’à la partie graphique, l’une des choses génial dans ce bouquin est la liberté laissée aux auteurs quant au genre de leur production. On passe du Yaoi au kawaï, du fantastique gore à l’histoire douce et délicate. Cette diversité fait à la fois quelque chose de génial dans Robot et quelque chose qui est assez double tranchant, dans le sens où quelques œuvres vont forcément du coup ne pas être à votre goût. Mais je ne pense pas qu’il faut s’arrêter là dans un collectif, on n’achète pas un collectif uniquement pour lire une nouvelle de Yoshitoshi Abe par exemple, mais aussi pour découvrir d’autres styles qui nous sont méconnus. Robot nous laisse ici l’opportunité de nous ouvrir à d’autres styles inhabituels, des styles qui sont d’habitudes réservés à des séries qu’on n’aurait pas souhaité acheter. Et ça c’est aussi une qualité que l’on ne peut pas reprocher à ce collectif, la possibilité de rentre grâce à un tome à une 20ène d’univers différents.

Aussi, à savoir que plusieurs illustrateurs se soient décider à réaliser un même ouvrage en commun ça n’a rien d’habituel et c’est même plutôt surprenant de voir cet initiative. Bien autre chose qu’une opération marketing, on a plus l’impression que c’est une tentative entre les différents artistes de se faire découvrir entre eux. Tout simplement génial comme vision si c’est le cas et encore plus quand on sait la masse de travail qu’ils ont.

Si au Japon il y a actuellement 10 tomes de Robot, 3 tomes sont sortis chez Glénat (que je remercie d’ailleurs au passage, d’avoir voulu reprendre la série après l’abandon de Kami) au prix d’environ 23 euros chacun. Il est vrai  que malheureusement la qualité du papier s’est dégradée dans le passage d’un éditeur à l’autre, cependant l’édition est travaillée différemment pour chaque partie de l’ouvrage et la qualité finale semble tout de même au rendez vous. Peut être devrait-il comme on l’a proposé, augmentez le prix et proposer un beau papier glacé, mais personnellement je suis déjà assez content  de la qualité du livre. Il annonce qu’ils vont publier un tome tous les 6 mois, espérons que vue les délais larges qu’ils s’accordent, ils n’aient pas de retard. J’ai regroupé ici les différents auteurs présents dans les 3 tomes et le nom des différentes contributions dans chaque tome.

Auteurs Robot tome 1 Robot tome 2 Robot tome 3
Range Murata GroudPass Drive Couverture Trois cercles
Hanaharu Naruco Picnic - -

Hiroyuki Asada

Pez et les fraises chaudes

Pez 1.5

Pez & Dr. Thunder Land

Sho-u Tajima Des anges au planetarium « Velvet », version monochrome -
Mami Itou Carogna - Batchy Twins
Yoshitoshi Abe Wasteland Wasteland – Partie 2 Wasteland – Partie 3

Sabe

Et voici Suzume Robo ! Suzume Robo s’en charge ! Suzume Robo s’en charge ! – Partie 2
Yug Hemohemo Delicious adventures Hemo – Hemo
Okama Oputon - Robe gothique en vinyle
Shigeki Maeshima Dragon Fly Dragon Fly – Partie 2 Dragon Fly – Partie 3
Miggy Le songe d’une cage vide L’étoile bleue Voice of garden
Yasuto Miura Jeu d’été morbide Fin novembre Accalmie au crépuscule
Shin Nagasawa Sedouka Sedouka – Partie 2 Sedouka – Partie 3
Suzuhito Yasuda Ebony & Ivory Ebony & Ivory – Partie 2 -
Ugetsu Hakua Guide des couleurs primaires - -
Haccan Eventyr Enventyr – Partie 2 -
Makoto Kobayashi Dragon’s heaven - -
Yu Kinutani Angels - -
Mie Nekoi Clash! La revanche du bellâtre kung fu vs pabo kung fu Quand le diable s’en mêle -
Kei Sanbe Moonlight Miroir, mon beau miroir La voix dans le petit sanctuaire
Hirotaka Maeda - Hana -
Imperial Boy - Le restaurant végétarien Lycée agricole municipal numéro 3
DowmanSayman - La condition pour être sorcière -
Kei Toume - - Écarlate
Kengo Yonekura - - Sensualité
Osamu Kobayashi - - The Babys X Osamu Kobayashi
Rco Wada - - Vendeur de rêve

On retrouve des auteurs plus ou moins connus dans le monde du manga et de la japanime, notamment et surtout Range Murata qui est le character designer de Last Exil, Blue Submarine N.6 et du récent Shangri-La. Il y a bien sûr Yoshitoshi Abe que j’ai cité plus haut, mais aussi Osamu Kobayashi (小林治), le directeur de la série Beck.

_________________________________________________

Il serait trop long de décrire les 3 tomes en large et en travers alors je vais m’attarder qu’un peu au 3ème tome dans ce billet. J’avoue que j’ai dès le début été un peu déçu par ce tome, je m’attendais à avoir plus de trois illustrations et la couverture de la part de Range Murata, mais plutôt à une suite de ce qu’il avait fait lors du 1er tome. Étant donné que Range Murata doit être peut être le seul personne dans le monde de l’animation à laquelle je suis de près les contributions, alors forcément la déception est là. J’espère uniquement que dans les prochains tomes, il ne se contente pas de nous servir que la couverture.

Pez de Hiroyuki Asada doit être la série de Robot que j’apprécie le plus, déjà le style de Hiroyuki est vraiment magique, en avançant le violet en couleur de fond il donne déjà une ambiance très posée et vraiment agréable. Il y a aussi Dragon Fly de Shigeki Maeshima (前嶋重機) qui est très bon, plutôt cadré seinen, le style s’accorde très bien au genre et donne un rendu assez impressionnant, à se demander si il n’a pas été déjà dans le staff d’une grande série. Wasteland de Yoshitoshi Abe est aussi pas mal comme on pourrait s’y attendre mais n’est pas pour autant incroyable, cadré aussi dans le seinen mais bien plus gore, le seul hic est la nette impression que l’histoire n’avance pas assez rapidement. Les quelques illustration de Imperial Boy sont quant à elles vraiment sympas.

Dragon Fly - Sigeki Maeshima

Coté pas terrible, on a Suzumo Robo qui ne vaut pas cher, de même pour Batchy Twins, qui n’apporte pas grand chose à part peut-être l’impression que les asiatiques qui dessinent en comics ont une fâcheuse tendance à ne rien dessiner de très sérieux, même si Sedouka sauve la mise derrière sans pour autant être génial (il faut aussi dire que je n’ai personnellement jamais accroché aux comics). Accalmie au crépuscule qui est la suite de la série commencée depuis le 1er tome est assez étrange. Le coup de crayon de Yasuto Miura est plutôt original et apporte quelque chose d’assez à part au niveau graphique comparé aux autres œuvres, personnellement je trouve le rendu pas terrible, surtout au niveau du charachter design de la fillette.

Accalmie au crépuscule - Yasuto Miura

Je vais m’arrêter là pour Robot, mais avant de terminer j’aimerais mettre en avant le blog archive-scan qui vient de fêter sa 1ère année d’existence et ainsi remercier l’auteur de tous les scans qu’il propose (à voir si vous êtes amateurs d’illustration/artbook !).

Edit : J’ai uplaudé des illustrations de shin Nagasawa en passant sur son site. A télécharger ici. Enjoy’ !

h1

L’histoire d’une passion

octobre 10, 2009

6458743

C’est l’histoire de Jeff, un mec normal maintenant fan de manga.  Jeff devait avoir 10 ans lorsqu’il a lu son 1er manga, sûrement Shaman King, il n’était alors qu’à l’école primaire et connaissais le manga que d’après son frère. Il n’était alors pas question de Club Dorothée, ça n’existait déjà plus à l’époque et les émissions sur le manga étaient alors rares voir inexistantes. Le seul lien avec le manga qu’il avait était alors encore mince et on ne peut pas dire que ça le marquait particulièrement. Il est vrai que le manga était une chose séduisante mais à cet âge, on aime beaucoup de chose et on en laisse de coté autant.

1 ans plus tard le frère de Jeff continue toujours de lire des mangas et lui aussi. Jeff décide donc d’acheter son premier manga, ne connaissant absolument pas les œuvres existantes, il demanda conseil à son frère. Il en sorti alors avec les 2 premiers tomes de Monster entre les mains, choix alors quelque peu incompréhensible à l’époque puisque il avait plutôt l’habitude de lire des shonen fleuves.  Les fonds étant difficiles à trouver, on peut dire qu’il a eu du mal à acheter la suite en fonction des dates de parution. Le boom de séries comme Pokémon ou Yu-Gi-Oh vont aussi avoir ses effets sans pour autant le rendre dingue et puis il n’y a pas que le manga dans sa vie de collégien, ses amis n’ayant absolument pas le même intérêt que lui concernant la matière si on exclut les quelques phénomènes de mode, il se procure aussi comme tout le monde sa console et ses premiers jeux vidéos, des grands moments inoubliables.

Quelques années plus tard, Jeff découvre une partie de la communauté francophone sur le net, fan eux-aussi de manga. Sa passion pour cette culture a vraiment débuté dans ces années là et il avait racheter pour presque rien alors la collection de son frère. Se suivent alors des forums créés à l’arrache dans les débuts de l’interface de forumactif, une période assez spécial maintenant qu’on y repense. Les “amitiés” se font et se défont dans cet univers en perpétuel mouvement qu’est alors ses liens internet et on ne peut pas dire qu’il a le temps de vraiment faire partie d’une communauté. La découverte de l’animation est aussi forte mais les prix arrêtent vite les pulsions de ce dernier et on peut dire que pendant cette période, il ne s’est acheté que les 4 dvds de Hellsing. Puis pendant une période presque aussi longue s’est enchaînés de nombreux animes récupérés par son frère, allant de Bleach à School rumble, c’est la découverte des grands classiques qui vont marquer son esprit. Sur le net, il s’inscrit alors aussi sur ces forums qu’il ne lâchera alors plus, ces forums qu’il a encore maintenant et où il est habitué depuis toujours. Il s’acheta aussi épisodiquement quelques mangas lorsqu’il en a l’occasion.

Si on devait trouver un second tournant dans sa passion, ce fut la découverte du fansub. Si il connaissait le fansub par les animes qu’il regardait, son premier pas sur IRC fut assez spécial. C’est là qu’il a du ressentir le plus la passion du manga, dévorant des animes et flambant son argent en manga, il a constitué une bonne partie de sa mangathèque pendant ce moment tout en la partageant avec des gens tout aussi attaché à cette passion. Seulement l’amitié dégagée par ce groupe lui est rapidement devenu quelque peu irréaliste et il ne fut pas difficile de voir que les relations sont quelque peu éphémères, il est facile de disparaître d’IRC et ses premiers amis sur le channel commencent à ne plus être là (Karibou, je pense à toi !). Commence alors aussi à avoir une sorte de lassitude, il abandonnera alors comme tous les autres pour finalement laisser en plan des gens, un acte dont il faut le dire, il ne fut absolument pas fier. Le manga et l’anime l’ont par la même occasion lassé et si il a arrêté d’acheter des mangas, il lui arrive de regarder un ou deux animes parfois dans son coin. Si à des moments, il croit avoir retrouver la passion, elle s’estompe très rapidement. Pourtant il n’arrêtera vraiment jamais de regarder des animes, scrutant parfois les deux trois animes intéressants.

Maintenant Jeff est un peu plus vieux, ça fait bien 8 ans qu’il connaît le manga et est plus devenu habitué de certains sites et forums qu’autre chose, de toute façon il a fait un peu le tour des autres communautés et s’en est rapidement trouvé ennuyé. Jeff achète régulièrement des mangas et des animes, plus pour remercier les auteurs à sa façon que d’avoir le manga sur son étagère. Son budget ayant augmenté et son habitude a chercher et trouver des bonnes affaires lui ont permis de remplir un tant soit peu son animéthèque. Lire des manga et voir des animes est presque devenu une habitude encré en lui, il lui faut sa dose de manga/anime même si comme pour beaucoup d’autre, il trouve qu’il n’y prend plus autant de plaisir. La flamme en lui continue à se consumer mais n’est plus comme celle qu’il avait il y a quelques années. Il trouve maintenant que la majorité de ce qu’on pourrait appeler la communauté internet sur l’anime et le manga ne lui correspond plus. Son insertion dans la blogosphère lui a donné un coup dans la tête mais il se rend compte qu’au final il ferait mieux de rester là où il a commencé, lire des mangas vraiment pour le plaisir. Ce n’est pas pour autant qu’il arrêtera d’écrire, seulement ça passera après le reste. Les mangas, les animes, les posters et les cd posés là sur ses étagères sont le signe de sa passion, il suit toujours autant de série alors même qu’il n’a plus vraiment le temps, mais bon, c’est tellement bon le manga ! Que va-t-il se passer ensuite ? Il n’en sait rien, tout ce qu’il sait c’est qu’il vient de s’acheter les 3 tomes de Manhole qu’il voulait depuis si longtemps et que le coffret d’Ergo proxy semble génial, sa passion ne semble pas éteinte.

————————-

Un article qui me tenait à cœur et qu’il fallait que j’écrive d’une traite. Comme dit, le blog passe maintenant un peu après le reste même si je ne suis absolument pas surmené. Ce sera sûrement au profit d’articles mieux construis et plus complets !  じゃね !

h1

Info : Vente flash sur la fnac

septembre 3, 2009

evan

Un petit article pour faire partager une info que j’ai eu en newsletter, le site de la fnac organise une vente flash jusqu’au 8 septembre de quelques coffrets. On retrouve ainsi le très beau coffret de Evangelion pour 49 euros. Mais faites tout de même attention aux prix qui sont à vérifier, par exemple j’ai trouvé les prix du coffret Ergo Proxy intéressant alors qu’en fait il était moins cher de base sur discount manga, ce qui n’est pas le cas pour Evangelion par contre.

Des articles plus intéressants suivront celui-ci une fois que j’aurais le temps et la motivation. Et bonne rentré à tout ceux qui ont le malheur de devoir retrouver le boulot. : )

h1

Mes makis maison

août 22, 2009

Hey ! Ça fait un petit moment que j’ai posté sur mon blog. Aujourd’hui un ptit article sur des productions maison, histoire de vous donner envie à mettre vous aussi la main à la pâte à votre tour. Avec ma copine on tente parfois quelques recettes japonaises, on a tenté les melon-pan de Soviet mais le résultat n’était franchement pas terrible (c’était sec et assez fade). On est alors partit à la recherche de recette pour sushi et on tombé sur une recette qui donne un résultat semblable à des makis. Après un essai, voilà la recette et nos avis.

Let’s Go !

Pour commencer, procurez-vous les ingrédients convenables que vous pourrez trouver dans un supermarché ou un magasin spécialisé. Il vous faut :

  • Du riz rond japonais (du riz collant)
  • Du vinaigre de riz
  • Des noris (algues séchées vendues souvent en paquet de 10)
  • Du poisson (ici du saumon)
  • Un avocat
  • Un makisu (mais un set de table peut aussi faire l’affaire)
  • De la sauce soja si vous en avez envie
  • Entre 2 et 3 heures de votre emploi du temps surchargé
  • Du célo (film transparent)

De notre coté, on a utilisé 500 grammes de riz et environ 200 grammes de poissons pour réaliser 5 rouleaux. On en a eu pour environ 20 euros le tout et ils nous restent encore de tous les ingrédients pour en refaire. Pour le début, il faut préparer le riz. Ici on a suivi la recette de ce site, un peu longue mais qui semble donner un bon résultat. Lorsque vous nettoyez votre riz au début, ce n’est pas grave si l’eau n’est pas totalement claire car sinon vous risquez d’y passer tout l’aprem. Comme on avait pas la même dose de riz que dans la recette, on a mis 60 cl d’eau, 6 cuillères de vinaigre, 4 cuillères de sucre et 3/4 d’une cuillère à soupe de sel. La préparation était assez bonne mais ceux qui aimeraient quelque chose de sucré devraient y rajouter bien plus de sucre ou même carrément changer de sauce. Comptez bien 1 heure pour faire le riz, entre la cuisson et le repos du riz. Aussi, lorsqu’à la fin vous rajoutez l’assaisonnement au riz, pensez bien à tourner le riz entre temps pour que l’ensemble absorbe la sauce et pas uniquement une partie. Le coup de l’éventail et sûrement plus sûr mais si vous êtes pressés comme nous, utilisez un ventilo pour refroidir le riz (on avait l’air malin).

Une fois le riz préparé, on peut s’attaquer vraiment à la réalisation des makis. Avant de tout faire, c’est bien lorsque tous les ingrédients sont déjà prêts, il faut donc couper les tranches de saumon et d’avocat dans la longueur et de taille raisonnable (pour l’avocat, coupez dans la longueur en 4 puis coupez chaque quartier en 2). Il faut aussi préparer un petit bol avec un mélange d’eau et de vinaigre que l’on utilisera pour s’imprégner les mains afin que le riz ne colle pas. Prenez alors votre makisu (personnellement j’ai utilisé un set de table style bambou qui marchait d’ailleurs assez bien) et recouvrez le sur une face de célo (pas besoin que le morceau de célo soit trop grand, évitons le gaspillage).

Il faut alors poser sa feuille de nori sur le célo et la recouvrir de riz mais en laissant un petit espace sur les cotés et un autre un peu plus important sur le bord qui se trouve de l’autre coté afin que le riz ne déborde pas trop lors du roulage. Le bord en face de vous peut être bien recouvert par contre. Si vous voulez plus de rouleaux, mettez une couche de riz plus fine. Aussi, impregnez vous bien les mains de vinaigre pour que le riz ne colle pas trop sur vos mains.

SANY0140En rouge les limites que devrait avoir le riz sur la feuille

SANY0150Voila ce qu’il se passe si vous en mettez trop de l’autre coté

Une fois cela fait, on peut ajouter les tranches de poisson et d’avocat. Pas besoin de trop le charger mais il faut surtout bien le faire en travers sans laisser d’espace vide sinon certains makis n’auront pas les ingrédients. De notre coté on a mis les morceaux à l’arraché mais si vous voulez faire ça vraiment bien, il vaut mieux mettre une ligne de saumon à coté d’une ligne d’avocat afin que chaque maki est bien chacun des deux ingrédients au final (ça reste des makis maison tout de même). Vous pouvez ici aussi rajouter vos propres ingrédients comme du wasabi si vous en avez envie.

Commence alors le roulage, alors là c’est vraiment un peu de feeling et votre 1er maki sera sûrement moins beau que le dernier. On a personnellement trouvé un petit truc car c’est un peu ardu de faire un rouleau en un coup : Avec votre début de nori faites une sorte de rouleau à l’intérieur replié à environ la moitié de la feuille de nori. Utilisez le makisu pour bien serrer la préparation, commencer sur les cotés pour finir au milieu sinon vous risquez que votre préparation sortent sur les cotés. Une fois ça fait, déroulez légèrement ce rouleau pour réalisez le vrai rouleau, normalement avez l’espace au fond vous devrez ne pas avoir de riz qui déborde à l’extérieur du rouleau final. Pendant la réalisation, faites attention au célo pour pas qu’il rentre à l’intérieur du rouleau. Pensez à bien serrer grâce au maiksu une seconde fois puis mettez votre rouleau au frais à l’intérieur du célo pendant au moins 10 minutes. Je ne suis pas sûr mais j’ai l’impression que si vous ne laissez pas vos rouleaux assez longtemps au frigo, ils seront un peu trop mous et donc moins agréable à manger. D’un autre coté, il paraît que si on les laisse trop longtemps, la feuille devient caoutchouteuse. Donc laissez les entre 10 minutes et 1 heure je pense.

SANY0143Le 1er rouleau avant de l’enrouler totalement

SANY0147Bien serrer des cotés vers le centre

Une fois vos rouleaux réalisés, il ne reste plus qu’à les couper pour donner forme aux makis. Pour cela prenez un couteau que vous mouillez bien (histoire que la lame ne colle pas au riz), puis coupez des tranches d’environ 1cm. On a ainsi environ 10 makis par rouleau (mais ça dépend de la taille de votre nori). Arrangez les, ajoutez un peu de sauce soja par dessus si vous le voulez et il ne reste plus qu’à les manger !

SANY0155Itadakimasu !

h1

Dôjins : Partie 1

août 11, 2009

Sans titre 13

Hoyo les gens. J’ai trouvé récemment un torrent japonais proposant un ensemble de dojin bien sympa. Le plus facile aurait été que je vous passe tout simplement le torrent, mais d’une part le fichier pèse 8Go et d’une autre part j’ai remarqué qu’il y a plein de fichiers superflus dans l’ensemble des archives proposées. Je me suis donc dit que je pouvais regrouper les meilleures illustrations et vous les proposer. Pour un soucis de poids, j’ai pris les fichiers les moins lourds mais en fait ça ne se résultera sûrement pas sur votre écran au final. De même j’ai laissé de coté pas mal d’images qui n’en valaient pas vraiment le coup. Je n’ai pour l’instant qu’une partie de l’ensemble donc je vais le faire en plusieurs fois. J’espère que ça vous plaira. ; )

Télécharger le Fichier : Dojin1.rar

Pour les fanatiques qui voudraient tout de même tout avoir (honnêtement ça n’en vaut pas vraiment la peine) : Le torrent. Aussi, le mot de passe pour les archives du torrent est mahdavikia, j’ai bien galéré pour le trouver celui-là.

___________

Je profite aussi de cet article pour dire deux trois trucs qui n’ont pas leur place ailleurs.

  • Pour ceux qui ne l’auraient pas vu à la télé, un séisme à touché le Japon samedi dernier. D’une magnitude de 7.2, il a touché le nord du Japon et a privé de nombreux logements d’électricité (17.000 foyers). De quoi nous faire penser à Tokyo Magnitude 8.0 ! [A.dz]
  • Le court métrage Cencoroll va être diffusé au New York Anime Festival (le 25 – 27 septembre). Alors que je pensais qu’il ne quitterait pas les barrières japonaises, on peut penser que ce film va peut être finalement arriver sur nos écrans. [ANN] [Article du blog correspondant]
  • Un japonais s’est fait arrêter par la police près de Kobé pour avoir bruler sa maison samedi. Cet homme de 28 ans aurait voulu se tuer car sa mère a voulu se débarrasser de ces “précieuses” figurines Gundam. Sa mère et lui s’en sont sortis sans blessures mais le gars va sûrement devoir se faire soigner pour autre chose à mon avis. [ANN]
  • Pour finir, le site officiel de la nouvelle saison de Darker than Black a fait son apparition avec une vidéo de 15 secondes sur la série. La suite nommée Darker Than Black : Ryusei no Gemini’s se situe 2 ans après la 1ère saison et suit les aventures de Hiei et Yin à la recherche d’une fille au nom de Suō Pavlichenko. Pour l’instant on retrouve Tensai Okamura (岡村天斎) en tant que directeur de la série ainsi que Yuji Iwahara (岩原裕二) en tant que character designer. La série est prévue pour automne prochain. [ANN]
h1

La blog’attitude

août 9, 2009

Sans titre 3

De スケ (oué je link à la kyouray pour cet article)

On a un peu tous eu un blog dans notre vie, notamment si on a été atteint par la terrible vague skyblog qui comporte à elle seule tout un monument d’étude psychologique sur une génération en péril. Des skyblogs qui sont d’ailleurs de veritables base de donnée pour collecter des informations inutiles comme la taille du 47ème personnage secondaire et la couleur de ses yeux (à quand les tendances sexuelles ?). Ou alors peut être vous avez voulu toucher à d’autres interfaces dans de multiples buts, que ce soit pour raconter votre vie ou même faire un CV original.

Et on peut dire que la blogosphère n’a pas épargné le public de la japanime, on retrouve maintenant facilement sur la toile des blogs concernant le sujet de l’animation japonaise et possédant même un public qui lui est propre. Il faut le dire, pour beaucoup lire un blog et lire des articles sur un site n’est pas la même chose et pour cause, si pas mal de site préfère avoir un contenu plus “synthétique” les blogueurs eux y vont à fond dans le style personnel et ça plaît. Pourtant je ne pense pas que toute la différence se fait là, d’abord pas mal de site connu résulte en fait d’ancien blog alors on a du mal à s’imaginer que l’auteur à choisi de changer de style avec la plate-forme. Ensuite tous les sites n’ont pas un contenu qui laissent à part tout style personnel. Non, je pense que c’est surtout tout simplement que l’on a plus de chance de trouver un blog qui nous correspond plutôt qu’un site.

Et être blogueur, c’est surtout avoir une envie personnelle. Quand on écrit régulièrement sur un blog, il est bon parfois de se redemander pourquoi on écrit sur son blog : Je prends toujours du plaisir à passer 1 heure devant mon clavier pour que ce soit lu le plus souvent en deux minutes par un internaute qui en a rien à foutre ? Est-ce que j’aborde toujours des sujets qui me plaisent ? En effet j’ai parfois eu l’occasion de lire certains blogueurs se lamentant de leur pitoyable sort, celui de devoir souffrir à écrire un billet qu’ils n’aiment pas eux-même. Hahahahaha, boulets ! Plus sérieusement, un blog garde son intérêt dans le plaisir qu’on y met dedans, dans la volonté de vouloir parler de sujets auxquels nous sommes attachés et dans la satisfaction d’avoir un peu fait partager sa passion. Si vous ne trouvez plus l’intérêt dans ces choses là alors achetez vous un nom domaine et tentez de vendre votre contenu, au moins vous aurez la satisfaction de faire quelque chose pour gagner votre vie.

Sans titre 2

L’image n’a aucun rapport avec l’article mais il apporte un peu de fraîcheur en cet été trop chaud grâce à フカヒレ (avec seulement 8% de matière grasse)

Avant de se faire un blog, il est nécessaire de se poser quelques questions : Si je ne souhaite que poser des critiques, est-il mieux de faire uniquement des critiques sur un site comme AK où elles auront peut être moins de valeurs mais au final seront plus accessibles ? Est-il plus intéressant de rejoindre un autre blog dans le but de bloguer avec d’autres sous la même adresse ? Autant de question qui ont des réponses différentes pour chacun de nous. Si néanmoins vous avez envie de cracher partager votre passion, il ne faut pas oublier deux trois trucs sinon vous risquez de vous faire lyncher (ou du moins vous alimenterez les conversations IRC).

Quels sont donc les ingrédients pour bien commencer un blog ? Déjà pour bien réussir son blog, il faut savoir de quoi l’on parle un minimum. Certes ça paraît con mais quand je vois certains articles, c’est à se demander si ils ont au moins vu plus de 5 minutes de l’anime. Inutile de faire un billet sur un film que l’on a pas vu ou sur lequel on a pas envie de faire un billet, on remarquera vite fait qu’il manque d’intérêt. Publier un article sur un sujet uniquement car il est à la mode (qui a dit K-on ?) ne rendra pas pour autant votre article plus intéressant, voir même le contraire car moi même j’ai du mal à lire la 10ème critique d’un même anime, surtout que le plus souvent on a le droit aux mêmes arguments recyclés du blog d’avant, un peu mélangé avec une formule propre. D’ailleurs je n’ai toujours pas compris quel est le but de la mode “je link l’article sur la passion de kyouray”, il faudra que quelqu’un m’explique car c’est quelque chose qui m’a limite intrigué.

Parmi les autres choses qui me semblent indispensable, c’est de linker ses sources. Cela ne vous fait rien mais il suffit de s’imaginer que sans ces sources, vous n’aurez même pas de quoi écrire ce que vous avez. Et c’est bien en bloguant qu’on se rend compte que publier des infos ça demande du temps, alors il est bien vu de donner à la fin de l’article ses sources, même si elles ne seront pas forcément utilisées. Je ne vais pas faire de spitch sur l’aurthaugrafe car j’en ai suffisamment fait et il a suffit de ce début de phrase pour que vous compreniez où je voulais en venir. De même sur l’esthétique, même si je n’ai pas encore vu beaucoup de ces blogs qui vous provoquent une crise d’épilepsie instantanée (forumactif est une arme de crime parfaite pour ça).

Aussi il est nécessaire de bien choisir sa plate-forme pour publier. Si certains sites expérimentaux vous paraissent bons, je ne peux que vous conseiller les sites qui ont fait leurs preuves comme wordpress. Pour avoir tenter l’une d’entre elles (de nouvelle plate-forme), je peux vous dire que le petit bug ennuyant va rapidement devenir un calvaire qui réduira votre envie d’écrire à néant (ou presque).

Fan Art *.*

“Regarde comme il est nul ce blog” de 時尾

Si faire un blog semble contraignant, c’est surtout un merveilleux moyen de partager ses points de vue, de lancer des débats, voir même de clarifier un sujet. Le blog c’est la solution parfaite pour ceux qui ne souhaitent pas s’investir dans un site et qui veulent pour autant écrire. C’est aussi l’endroit parfait quand on a des rythmes de publication qui varient ou lorsque l’on ne veut pas dépendre d’autres rédacteurs. De plus c’est le moyen de pouvoir rencontrer des gens sympas qui partagent la même passion et qui ont généralement un point de vue plus évolué que “A oué moi aussi j’ai trop kiffé surtout sakura lol mdr”. C’est aussi le moyen magique pour se faire agresser via les commentaires, histoire de donner un nouveau sens à votre article et de montrer la largesse d’esprit cachée remarquable des internautes français (étrangement cet argument semble moins convaincant que les autres).

Je vous encourage donc encore une nouvelle fois à faire un blog plutôt que de faire un site, c’est beaucoup moins de temps et vous aurez peut-être un meilleur résultat ! Ce sera un petit pas pour … (bon ok, j’arrête).

———————————–

J’avoue que j’ai écris cet article un peu sur un coup de tête sans trop avoir de schéma à l’esprit, ce qui le rend un peu brouillon et la flemme (ha quand tu nous tiens) a voulu que je ne le refasse pas. Néanmoins il suit mon envie de faire partager le désir de publier sur un blog et c’est l’essentiel. Bon, c’est pas tout mais le devoir m’appelle : Je dois powned des noobzors du type “rageur67temmerde” sur call of duty ! A la prochaine. :)

h1

Nouveau clip de Benjamin

août 3, 2009

Sans titre 1

Je suis un gros fan de Benjamin, j’ai presque tous les bouquins, j’aurais même du avoir le bouquin Orange dédicacé par Benjamin lui-même jusqu’à ce que son éditeur me vole en disant me l’avoir envoyé alors que je n’ai jamais rien reçu (j’insiste car sur le moment j’ai cru que j’allais tué quelqu’un, surtout qu’au final j’en ai jamais vu les couleurs ). C’est donc avec un certain plaisir que je vois cet artiste arriver faire un clip pour une artiste française : Jean Lee. Alors oué ok, c’est vrai que je suis pas un grand fan de R&B, que le concept du site skyblog ça me dépasse aussi et que l’animation n’est présente que dans la moitié du clip mais enfin bon, c’est Benjamin quoi ! Au pire coupez le son. ;)

Voilà donc le clip en question et on souhaite bonne chance à la chanteuse (la petite danse du gars à la fin m’a bien fait rire aussi) :

Edit 1 : Le clip est désactivé pour l’intégrer sur le blog, je le laisse tout de même il suffit de cliquer dessus pour tomber sur la bonne page.

Edit 2 : Il paraît que Benjamin était à la JE. Quelqu’un qui l’aurait vu peut me dire s’il était là uniquement pour des dédicaces ?

h1

Mail (manga)

juillet 31, 2009

Mail est un manga peu connu composé de trois volumes. C’est l’un de ces mangas où vous pouvez tomber dessus que par hasard où alors si vous avez épuisé tous les autres mangas de votre libraire favoris. Le manga est de Hôsui Yamasaki (山崎峰水) écrit Housui sur la couverture, le mangaka d’un autre manga édité en France plus connu (pas forcément en mieux) :  Kurosagi, Livraison de cadavres dont il n’est que le dessinateur (le scénariste étant Eiji Ohtsuka(大塚英志)). Il est aussi le mangaka d’un one-shot sur la série Gundam au titre un peu long : Développeurs  – Mobile Suit Gundam avant un an de guerre, un manga d’à peu près 200 pages se déroulant avant le début de Mobile Suits.

Sans titre 1

Akiba est un détective privé assez mystérieux car il s’occupe des affaires de fantôme. A la recherche de la raison de l’apparition de ces esprits il peut aussi les exorciser, ce qu’il fera d’ailleurs à chaque fois.

Comme vous pouvez le voir, déjà la couverture du manga est repoussante. Je  ne sais pas ce qui a poussé celui qui les a faites mais j’ai beau regarder, ça donne juste pas envie d’aller plus loin que la couverture. Enfin bon, je ne suis pas comme ça donc j’ai tout de même loué les 3 tomes. Heureusement le dessin n’est pas du même genre que les couvertures et révèle un style plutôt épuré, pas moche mais rien d’exceptionnel qui se laisse donc lire sans trop de problème mais qui ne choquera pas par sa beauté.  Le manga est composé de plusieurs petites histoires courtes  qui sont presque toutes indépendantes les une des autres. Les différentes histoires n’excèdent jamais plus d’un chapitre au cours des tomes (ça représente 30 pages), ce qui fait qu’elles sont toutes d’une intrigue presque nulle, ne vous attendait pas à du suspense car ce style ne le permet pas. Et c’est ça la grosse tâche de l’œuvre , on a l’impression qu’on se retrouve plus face à une galerie de monstres plutôt qu’à de vraies histoires d’horreurs. A cela on ajoute la scène d’exorcisme qui est toujours la même et qui permet d’introduire un petit spitch sur l’action de Kagutsuchi l’arme spirit (quel nom !), un flingue bien moche permettant de renvoyer les esprits. Au bout du 3ème tome, il n’y a pas de surprise dans la  lecture car on sait déjà quel sera le schéma de chaque histoire. Si on a parfois des chapitres approfondissant le passé d’Akiba, on peut dire qu’ils sont aussi profonds que les autres histoires et n’ont pas grands intérêts.

Pourtant Mail avait un certain potentiel (comme presque tous les mangas ratés d’ailleurs) mais c’est à croire que Hôsui s’efforçait à ne pas le développer  notamment avec l’apparition de la fille réanimée par Akiba mais aussi par l’utilisation de talismans. Le manga aurait largement gagné si il avait plutôt concentré son histoire sur une intrigue et en mettant plus en valeur les différents pouvoirs que possède le personnage principal. Dommage car je dois dire que les monstres sont eux assez réussis graphiquement. Rien de très réussi pour ce ce manga, un 1er essai du mangaka qui est arrivé en France pour une raison obscure. On inonde le marché français de toutes sortes de manga sans même chercher à voir si ils en valent vraiment la peine. Même si c’est bon pour la diversité des genres et la découverte de jeunes talents  prometteurs, je vois plutôt là l’envie des éditeurs à publier n’importe quoi juste pour surfer sur “la vague manga”, pas étonnant que pas mal se lattent au final.

h1

1er épisode du nouveau venu de Shaft

juillet 24, 2009

vlcsnap-00244

Bakemonogatari (化物語) est la nouvelle production de chez Shaft (シャフト) et plus particulièrement de Akiyuki Shinbo (新房昭之), le directeur de Sayonara Zetsubo Sensei et Maria † Holic. Même si j’ai très peu accroché à ce deuxième anime, il faut accorder que les productions de ce studio valent au moins le coup qu’on s’y intéresse rien que pour le coté visuel. Dans le staff on retrouve aussi Tatsuya Oishi (尾石達也) au poste de directeur, on l’avait déjà vu pour Maria Holic. De même pour Toshiharu Iijima (飯島寿治) au poste de directeur artistique. L’anime provient du manga du même nom de NisiOisin (西尾維新), pseudonyme de Ishin Nishio possédant deux tomes mais d’environ 400 pages. L’auteur a aussi produit le manga Katanagatari (刀語) racontant l’histoire de  Tsubasa Hakawa et est en réalité l’origine de Bakemonogatari. De plus il a réalisé Maniwakatagari, un spinoff de de Katanagatari se focalisant sur le personnage de Maniwa-ningun mais aussi le spinoff Death Note : Another Note racontant la rencontre de L avec Naomi Misora à Los Angeles et un spinoff : xxxHolic : Another xxxHolic.

vlcsnap-00241

Koyomi est un jeune lycéen dans un établissement se trouvant être en fait un ancien vampire. Un jour il rencontre Hitagi et se rend compte en la rattrapant qu’elle est étonnement légère. Va ensuite arriver une rencontre plutôt électrique entre les deux personnages qui va aboutir à la présentation entre Hitahi et Oshino, une personne capable de rendre humain un vampire.

Alors que peut-on dire de cet anime après un épisode ? Déjà on remarque que le scénario se distingue bien des deux autres production, si avant les séries se voulaient avant tout drôle, celle-ci semble moins orienté dans ce genre. On reconnaît bien la patte de chez Shaft, avec notamment une couleur de fond que l’on retrouve souvent tout au long de l’anime qui est ici le orange/brun et des passages très particuliers visuellement, qui sont caractéristiques du studio et que l’on connaît bien depuis SZS . Des passages qui commencent à devenir de plus en plus aboutis à mon goût. J’attends d’ailleurs au tournant l’opening de la série depuis que j’ai vu celui de Maria.

J’ai trouvé le caractère du personnage féminin particulièrement agaçant dès le début, je n’ai jamais aimé les personnages type gamine égoïste “je te regarde de haut” car les studios ont toujours du mal à leur donner un coté attirant. Pourtant le duo des deux personnages ne semble pas trop mal en lui-même et possède déjà un certain charme. Le personnage de Oshino me semble par contre déjà très sympa avec son air déjanté. Sinon on notera aussi l’apparition de beaucoup de plan au niveau des yeux et de la tête ainsi que la face de Koyomi est tout de même très (voir anormalement) différente en fonction des situations (voir les screens). Coté audio, j’ai déjà entendu quelques passages type western bien sympas toujours du style de la série, assez décalés comme le reste.

Voilà, au final je n’ai pas grand chose à dire sur le sujet après un épisode. Pourtant j’ai bien l’impression que je peux m’attendre à mieux qu’avec Maria † Holic de la part de ce studio. Le style visuel unique donne vraiment un coté intéressant à cette série qui se veut original. On saura ce qu’elle vaut vraiment après quelques épisodes, en tout cas voilà quelques screens de la série.

Sources : ANNAnime-Days


h1

Ristorante Paradisio

juillet 18, 2009

vlcsnap-00222

Ça fait depuis le 5ème épisode que je me contenais pour faire un billet sur cette bonne série, voilà elle est maintenant terminée avec ses 11 épisodes, je peux enfin me libérer. Ristorante Paradisio (à prononcer à l’italienne) est une petite série réalisée par le studio David production dont je vous avais un peu parlé sur le billet de Dogs, Bullets & Carnage. Lors de cet article, je ne savais pas vraiment ce qu’était ce studio mais il se trouve qu’en fait il est  le nouveau studio d’anciens membres de Gonzo. Le studio a été fondé en 2006 par Hiroshi Kajita (梶田浩司) et est actuellement dirigé par le producteur Taito Okura (沖浦泰斗), qui est lui aussi un ancien membre de Gonzo (et plus précisément de GDH : La fusion en Gonzo et Digimation). La série est dirigée par  Mitsuko Kase (加瀬充子) qui a bossé entre autre sur la série Saikano et ses OAV qui sont pour  moi des chefs d’œuvres de l’animation mais aussi sur la storyboard de Inuyasha. L’anime provient du manga portant le même nom de Natsume Ono (オノ・ナツメ) , il n’a pas eu un succès foudroyant et a été publié dans un bimensuel érotique (néanmoins le manga n’a rien de tel, sauf que le bimensuel ne publie pas uniquement des œuvres à caractère sexuel), il faut dire que le manga possède un coup de crayon bien particulier. Ce n’est pas le premier manga de l’auteur se plaçant en Italie, en effet le mangaka a séjourné 10 mois en Italie et a déjà réalisé un manga racontant l’histoire de jeunes venus étudier dans ce pays. De plus ce n’est pas non plus son 1er manga parlant de cuisine, il a déjà réalisé le manga Gente ~Restorante no hibito~ abordant le sujet, une oeuvre d’ailleurs assez proche de Ristorante Paradisio. Mais maintenant attaquons le vif du sujet.

Booklet 07

Nicolleta est une jeune femme qui débarque tout fraîchement en Italie. A la recherche de sa mère qui l’a abandonnée lorsqu’elle était jeune, elle va passer par le restaurant du nouvel homme de sa mère, la Casetta dell’orso (la maison de l’ours). Derrière se nom un peu rudimentaire se cache en fait un restaurant remplit de majordome à lunette correspondant en fait au seul désir de sa mère. Nicolleta, fermement décidée à révéler à cet homme son existence caché va en fait tomber amoureuse d’un des serveurs du restaurant, Claudio. Va alors commencer un compromis entre sa mère et elle pour qu’elle puisse travailler dans le restaurant en tant qu’apprentis cuisinière.

Comme vous l’aurez remarqué l’histoire n’a rien d’un scénario explosif, le tout se veut calme et posé quelque peu à la manière de Bartender. Si la plupart des  épisodes permettent la découverte des liens plus ou moins étroits et du passé de tous les membres du restaurants à travers la curiosité de l’héroïne, on suit en parallèle l’évolution du personnage de Nicolleta que ce soit en cuisine ou dans sa relation avec Claudio et avec sa mère. L’accent étant posé sur ces relations, chaque personnage est assez développé et le plus souvent charismatique. Si le personnage de Claudio ne m’a pas plus charmé que ça, j’ai beaucoup aimé le sommelier Gigi ou le propriétaire du restaurant Lorenzo, mais qui aurait peut être du être plus approfondis à mon goût. Si la relation entre Claudio et Nicolleta évolue tout au long de l’anime, j’ai été déçu qu’on traite la relation de Nicolleta et sa mère de manière plutôt superficielle car l’évolution est plutôt saccadée de ce coté là. Ainsi on a presque l’impression d’être dans un anime “tranche de vie” tant on a l’impression de suivre un quotidient assez calme.

Concernant le coté visuel j’ai beaucoup aimé, le background est parfois assez travaillé proposant ainsi une ambiance chaude assez représentative de l’Italie dans certains plans de ville. De manière générale le fond visuel est très agréable et permet de rester en accord avec l’athmosphère de la série. Le chara-design est quant à lui assez banal même si on sent que David Production a tenté de rapprocher l’animation au dessin original pour donner ainsi une note plus personnelle. Je ne suis pas sûr mais j’ai l’impression de retrouver une partie de la technique utilisée dans Gankutsuou pour les vêtements, de manière moins frappante mais tout de même présente (pour ceux qui ne connaissent pas, à voir) notamment lorsque l’on voit des vêtements de près. L’ensemble de l’animation est donc simple mais permet d’être agréable tout en ayant une pointe de personnalisation, que demander de plus pour une série comme celle-ci ?

De plus il y a un point qui mérite d’être noté, c’est la présence de quelques mots italien incorporés ici et là. Rien d’impressionnant mais qui contribue à l’atmosphère installé, un peu comme dans l’anime Monster. Une initiative que j’apprécie grandement, c’est vrai que quand on y pense un peu, ça donne une note de réalisme dans des animes où l’on ne parle forcément que japonais.

vlcsnap-00234

Vous l’aurez compris, on ne regarde pas Ristorante Paradisio comme on pourrait regarder Sengoku Basara par exemple. Tout comme Bartender la série se veut reposante, calme après une journée crevante sans pour autant se perdre dans une lassitude grâce à l’évolution du personnage Nicolleta dans le restaurant. Bonne réalisation à mon goût pour ce studio qui a réussi à bien retranscrire l’atmosphère détendu que devait être ce manga, un anime qui ne sera pas le hit incontournable mais qui mérite d’être largement regardé avec ses 11 épisodes. En plus vous apprendrez à parler quelques mots italiens, qui sait ça peut peut-être faire styler devant votre copine.

Sources : ANNAnime-Days

——————-

Voilà, j’ai mis un peu de temps pour sortir ce billet, j’ai bien du l’écrire en 3 fois. Un petit paragraphe pour annoncer une nouvelle page pour ceux qui n’arrivent pas à voir les caractères japonais s’afficher, ce que j’ai trouvé très soulant lorsque je fréquantais mon blog avec ma nouvelle machine. A la prochaine !